L’APF France Handicap appelle à une mobilisation nationale le jeudi 5 mars pour défendre le droit de vivre dignement. Des centaines de personnes sont attendues à Dijon pour ensemble rappeler au Président Emmanuel Macron ses engagements déclarés lors de la CNH (Conférence Nationale du Handicap).

Après les promesses, l’APF attend les actions d’Emmanuel Macron

L’association APF France handicap reconnait que le président de la République a un discours mobilisateur mais demande toutefois des actions concrètes pour lutter contre la pauvreté des personnes en situation de handicap.

Le 5 mars 2020, un peu plus de 15 ans après la promulgation de la loi dite handicap, alors que la CNH (Conférence Nationale du handicap) a eu lieu, l’APF constate que les revendications ont été entendues mais que les mesures prises ne vont pas assez loin. Notamment, au sujet de la pauvreté des personnes en situation de handicap, aucune mesure ciblant ce problème n’a été prise.

Lutter contre la pauvreté des personnes en situation de handicap

En fait, une question reste en suspens : quels sont les moyens alloués pour mettre en œuvre toutes les avancées ? Lors de la CNH, le Président de la République a rappelé que deux millions de personnes atteintes d’un handicap sont en dessous du seuil de pauvreté ; il faudrait ainsi selon Emmanuel Macron mettre ne place une « allocation digne ». Il a également tenu à évoquer le statut de l’AAH qui ainsi ne sera ni transformée, ni supprimée au bénéfice de la RUA.

APF France handicap souhaite la mise à disposition d’un revenu individuel d’existence spécifique ceux qui ne peuvent pas travailler en raison d’une invalidité. Elle devra être égal au seuil de pauvreté, c’est-à-dire 1 026 € et ne pas être évaluée en fonction des revenus du conjoint ou de la conjointe. Son existence ne remettra pas en question l’existence des droits, aides et avantages existants déjà. Des compléments seront à prévoir.

C’est pour satisafire ces attentes que l’APF France Handicap appelle à une mobilisation nationale le jeudi 5 mars, à Dijon, pour défendre le droit de vivre dignement.