« J’ai des droits, entends-moi » c’est ainsi que se prénomme le site de la consultation nationale du Défenseur des droits auprès des moins de 18 ans. Initiés par Jacques Toubon et son adjointe Geneviève Avenard, « J’ai des droits, entends-moi » est lancé dans le contexte de l’anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant adoptée en 1989.

« J’ai des droits, entends-moi », c’est-à-dire ?

Cette « consultation » s’adresse aux jeunes et aux enfants entre 4 et 18 ans. Elle entend recueillir les témoignages, les réflexions et propositions des mineurs et des très jeunes adultes de 18 ans sur leurs droits.

Pour rendre possible le lancement de cette consultation, et de son site, le Défenseur des Droits a collaboré en partenariat avec 50 associations œuvrant dans le champ de l’enfance tels que L’école pour tous, Droit d’enfance, ou Acodège et Canape.

Ensemble, ils ont pu recueillir les témoignages, et réflexions des enfants sur leurs droits, et ainsi ont constaté que 7 enfants sur 10 ne les connaissent pas.

Les droits des enfants, quels sujets ont été abordés ?

Les 2200 enfants interrogés ont abordé des sujets aussi riches que variés : Connaissance des droits de l’enfant en France ; Droit de s’exprimer et d’être entendu ; Droit à l’éducation et aux loisirs ; Droit à l’égalité ; Droit au meilleur état de santé possible et à la meilleure vie possible ; Droit de vivre en famille ; Droit à une justice adaptée à son âge ; Droit d’être protégé contre toutes les formes de violence ; Droits de l’enfant et le numérique ; Droits des mineurs non accompagnés.  

L’accessibilité, un enjeu important pour le comité des droits de l’enfant de l’Onu…

C’est en réponse aux recommandations du comité des droits de l’enfant de l’Onu que la consultation a pu avoir lieu. Celui-ci avait effectivement déclaré : « Le comité reste préoccupé par le peu de progrès réalisés s’agissant de garantir systématiquement le respect de l’opinion de l’enfant dans tous les domaines de la vie (…). Il note en outre avec préoccupation que des enfants vulnérables ou marginalisés, comme les enfants faisant l’objet d’un placement administratif et les enfants handicapés, ne sont souvent pas consultés sur les questions qui le concernent ».

Les enfants concernés par la question du handicap

Pendant ces 6 ateliers, les membres des associations ont pu recueillir les témoignages des jeunes enfants et des adolescents… Il s’avère que le handicap les touche, les émeut et les interroge. Les enfants, notamment à l’école, se rendent bien compte que l’attention portée aux enfants handicapés et à ceux qui ne le sont pas, n’est pas identique. A ce titre, parmi les témoignages des enfants, celui-ci est particulièrement révélateur : « A l’école, ils n’ont pas mis des choses pour permettre aux personnes en fauteuil roulant de monter les escaliers. Ils ne pensent pas à elles mais nous devons le faire » a déclaré l’un d’entre eux.