En ces temps de confinement, la lecture s’avère être un moyen agréable et efficace d’occuper ses journées. Voyager d’un univers à un autre en ouvrant un roman apportera aux adultes mais aussi aux enfants une belle sérénité. Aussi, cela permettra à la plupart d’éviter de tourner en rond.

Ces moments à rester chez soi sont l’occasion de participer à la 5e édition du Prix de littérature jeunesse organisée par UNICEF (Le Fonds des Nations unies pour l’enfance) qui s’est associé cette année à la Fondation VISIO. Celle-ci agit en faveur de l’inclusion des enfants qui souffrent d’une déficience visuelle. Les enfants malvoyants auront l’accès au vote.

La thématique 2020 est : “Objectif Terre : lisons pour la planète !”. Rendez-vous cet automne 2020 pour connaître les résultats.

Le prix 2020, une année inclusive !

Depuis 2016, le Prix UNICEF de littérature jeunesse sensibilise aux droits de l’enfant par le biais de la lecture et récompense des ouvrages porteurs des valeurs UNICEF. Cette année est parrainée par Christophe Galfard, l’auteur de la trilogie jeunesse à succès « Le Prince des nuages ». Le jury sera constitué des enfants eux-mêmes qui ont jusqu’au 31 aout 2020 pour voter pour leurs livres préférés répartis par catégorie d’âge : 3-5 ans ; 6-8 ans ; 9-12 ans ; 13-15 ans.

Les livres dédiés aux enfants (catégories 3-5 ans et 6-8 ans) en compétition pour le Prix UNICEF de littérature jeunesse 2020 sont audiodécrits.

La source de l’accessibilité du livre : l’audiodescription

Les organisateurs du Prix UNICEF de littérature jeunesse avaient à cœur de rendre l’événement littéraire accessible aux enfants de tous les horizons, y compris ceux qui souffrent de cécité. En aparté:  600 bébés atteints de maladies oculaires considérées graves et handicapantes naissent en France chaque année !

S’associer à la Fondation Visio, qui intervient dans la recherche du développement des moyens d’aide et d’assistance à la mobilité des personnes déficientes visuelles a permis à l’UNICEF d’élaborer des livres audio-décrits véritablement adaptés aux jeunes enfants. Les compétences se sont unies pour favoriser l’ouverture du Prix UNICEF. Quelle avancée !

La littérature jeunesse ouverte aux enfants qui lisent « autrement »

Les enfants qui rencontrent des difficultés à lire pourront ainsi découvrir de jolis récits et s’éveiller à l’écoute de toutes sortes d’histoires. De plus, pour les livres destinés au 6-8 ans, un travail de design sonore a été réalisé. Et ce, pour rendre le contenu encore plus attractif et distrayant. L’audiodescription permet l’accès aux œuvres jeunesse pour tous les enfants.

Cette accessibilité est renforcée par le travail d’un professionnel qui décrit et verbalise les descriptions afin que l’enfant puisse imaginer le contenu du livre.

Les enfants entre 3 et 5 ans ont, en règle générale, emmagasiné 1500 mots (en moyenne). C’est ainsi que le professionnel de l’audiodescription doit composer avec cette contrainte tout en suggérant le contenu du livre, c’est-à-dire en stimulant l’imaginaire de l’enfant par des effets de voix et des intonations.

L’audiodescription rend également compte de l’ambiance du livre, y fait baigner l’enfant pour qu’il puisse lui aussi comprendre le sens et éprouver des émotions. Cette initiative portée par le Prix UNICEF repousse les barrières de l’ignorance pour laisser place à la connaissance du livre et de l’autre.

L’APF France Handicap appelle à une mobilisation nationale le jeudi 5 mars pour défendre le droit de vivre dignement. Des centaines de personnes sont attendues à Dijon pour ensemble rappeler au Président Emmanuel Macron ses engagements déclarés lors de la CNH (Conférence Nationale du Handicap).

Après les promesses, l’APF attend les actions d’Emmanuel Macron

L’association APF France handicap reconnait que le président de la République a un discours mobilisateur mais demande toutefois des actions concrètes pour lutter contre la pauvreté des personnes en situation de handicap.

Le 5 mars 2020, un peu plus de 15 ans après la promulgation de la loi dite handicap, alors que la CNH (Conférence Nationale du handicap) a eu lieu, l’APF constate que les revendications ont été entendues mais que les mesures prises ne vont pas assez loin. Notamment, au sujet de la pauvreté des personnes en situation de handicap, aucune mesure ciblant ce problème n’a été prise.

Lutter contre la pauvreté des personnes en situation de handicap

En fait, une question reste en suspens : quels sont les moyens alloués pour mettre en œuvre toutes les avancées ? Lors de la CNH, le Président de la République a rappelé que deux millions de personnes atteintes d’un handicap sont en dessous du seuil de pauvreté ; il faudrait ainsi selon Emmanuel Macron mettre ne place une « allocation digne ». Il a également tenu à évoquer le statut de l’AAH qui ainsi ne sera ni transformée, ni supprimée au bénéfice de la RUA.

APF France handicap souhaite la mise à disposition d’un revenu individuel d’existence spécifique ceux qui ne peuvent pas travailler en raison d’une invalidité. Elle devra être égal au seuil de pauvreté, c’est-à-dire 1 026 € et ne pas être évaluée en fonction des revenus du conjoint ou de la conjointe. Son existence ne remettra pas en question l’existence des droits, aides et avantages existants déjà. Des compléments seront à prévoir.

C’est pour satisafire ces attentes que l’APF France Handicap appelle à une mobilisation nationale le jeudi 5 mars, à Dijon, pour défendre le droit de vivre dignement.


C’était le mardi 11 février, 15 ans après la promulgation de la loi pour l’Egalité des Droits et des Chances sous la présidence de Jacques Chirac que la Conférence Nationale du Handicap s’est déroulée.

Dans l’enceinte de l’Elysée, les représentants du gouvernement, les associations, les chefs d’entreprise et les médias ont pu écouter Emmanuel Macron : Travail inclusif, politique inclusive, école inclusive, droits élémentaires sur la liberté, revalorisation des aides matérielles et humaines, appel à la mobilisation politique dans le cadre des Municipales, Emmanuel Macron a développé son discours relatif à l’accessibilité sur tous les fronts.

Allocations, accompagnement administratif…

Fruit d’un combat collectif et associatif, l’allocation versée à 1,2 millions de personnes ne sera ni transformée, ni confondue dans le revenu universel d’activité.

Un numéro unique #360 sera mis en service en janvier 2021pour aider les personnes en situation de handicap à sortir de l’isolement et de l’insécurité. Et ce, par des moyens humains, en leur mettant à disposition des interlocuteurs dédiés qui pourront les accompagner dans leurs démarches administratives. Ce numéro fluidifiera les échanges pour permettre aux personnes en situation de handicap de trouver des solutions pour pallier les problèmes d’accessibilité qu’ils pourraient rencontrer au travail, à l’école, etc. La création de ce numéro de téléphone unique est l’une des mesures phares de cette 5e Conférence Nationale du Handicap.

L’école inclusive

Le chef de l’État entend apporter des réponses concrètes aux problématiques laissées sans solution, dont notamment celles de « l’école inclusive », la démarche politique et éducative visant à rendre possible la venue de tous à l’école, collège et lycée.

L’école inclusive a comme objectif de favoriser la socialisation et d’unir la diversité, en tolérant la différence au sein des établissements scolaires.

Le problème rencontré est celui des accompagnants des enfants en situation de handicap.

Pour le résoudre, l’État s’engage à employer un nombre supplémentaire d’accompagnants. 11.500 de postes supplémentaires devraient être créés d’ici à 2022, s’ajoutant aux 66.000 prévus à la fin de l’année.

Les départs contraints des personnes en situation de handicap à l’étranger

Le Président de la République souhaite trouver rapidement des solutions pour accueillir les personnes ayant des besoins soutenus, dont notamment les personnes atteintes d’autisme.

Les départs contraints vers la Belgique ont été l’un des sujets cruciaux de la rentrée lors du vote du Budget de la Sécurité Sociale 2020.

1000 places seront créées dans trois régions prioritaires (Île-de-France, Hauts-de-France, Grand-Est).

De même 2500 places supplémentaires seront ouvertes en établissements ou en services pour accompagner les transitions, et coordonner les entrées en milieu spécialisé si nécessaire.

La signature de la convention d’engagement

Enfin, la convention d’engagement a été signée à cette occasion par Sophie Cluzel, le président de l’ADF (Aide à domicile à la famille) et les représentants des associations.

Cet engagement est un accord de portée générale entre tous. Il met l’accent sur la qualité de l’accompagnement pour trouver des solutions concrètes et une véritable égalité entre les citoyens dans l’accès aux droits dans toute la France.

« Ma MDPH demain »

Par ailleurs, cet accord prévoit aussi un programme intitulé “Ma MDPH demain” ainsi qu’un futur accord de méthode sur le fonctionnement et le pilotage des MDPH. Effectivement, les dysfonctionnements des Maisons Départementales des Personnes Handicapées ont été soulignées lors de la CNH : retard dans les traitements, complexité administrative…!

La CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) développe ses actions en matière d’accessibilité et d’inclusion en lançant le « Salon de l’accessibilité et des services à la portée de tous ». La CAPEB agit dans l’intérêt général depuis 1946 en tant que syndicat patronal affilié à l’artisanat du bâtiment. Cette première édition se déroule sur deux jours, les 12 et 13 février à la salle des fêtes de Belfort. 55 exposants et marques seront présents.

Un salon dédié au vivre « autrement »

C’est dans les domaines de l’aménagement intérieur et extérieur, de la salle de bain, du sanitaire, de l’électricité, de la domotique, du guidage, de la sécurité, des aides techniques, des services d’aide à la personne (notamment) qu’opèrent les exposants.

Durant ce rendez-vous, le public est invité à se sensibiliser à une problématique clé : « comment mieux vivre au quotidien ? ». Être chez soi ou être dehors quand on est en perte de mobilité peut s’avérer être un parcours du combattant.

Pourtant, des solutions existent. Elles sont déployées par les artisans qui entendent trouver des solutions ingénieuses et innovantes : Comment transformer une salle de bain, en ayant comme contrainte tel ou tel autre espace ou dimensions, comment utiliser au mieux les possibilités des commandes à distance pour faciliter le quotidien tout en étant en sécurité ?

Autant de questions qui se posent pour les personnes à mobilité réduite qui vivent leur existence sur le même territoire que les personnes valides. De même les personnes ayant besoin d’aide au quotidien habitent les mêmes types de logements que quiconque. Certes, ils ont besoin d’accompagnement humain mais aussi technique.

Un vivier d’idées et de solutions

Le Département, la Ville de Belfort, et les services de l’État se sont unis pour que cette manifestation puisse s’adresser à un maximum d’individus, valides ou non. Les professionnels pourront proposer leurs dispositifs et solutions tout en découvrant ceux des autres et en faisant ainsi le plein d’idées. Les particuliers pourront se promener de stands en stands sur l’espace salon où plus d’une cinquantaine d’exposants et de marques sont présentés : fabricants, distributeurs, prestataires de services, collectivités y présentent leurs réalisations et leurs prestations.

De même, des conseils délivrés par des ergothérapeutes permettront aux particuliers de mieux cibler les solutions adaptées à leurs problèmes. De même, avec les show-room d’équipements techniques, démonstrateurs, conférences thématiques dédiées à l’adaptabilité des logements et l’accessibilité des ERP (Établissement Recevant du Public)… Espérons que cette première édition soit un succès et qu’elle fasse s’étoffer les idées de tous au sujet de l’accessibilité !

Informations pratiques

L’entrée au salon est libre et gratuite, de 10 heures à 18 heures.

La salle des fêtes est située au centre-ville de Belfort (90), en face de la préfecture.
Plusieurs parkings voitures possibles à proximité.
Par le train, la gare SNCF est à 20 minutes à pied.
En bus : lignes 1, 2, 9, 21 à 24 et 32 à 35. Arrêt République.

Près de 120 000 personnes en 2019 se sont rendus au Mondial des Métiers, à la recherche d’une information adaptée et de réponses aux questions : quels métiers, quels débouchés, quelles formations ?

Parmi ces individus, les personnes en situation de handicap, qui représentent un public important concerné par le libre accès à l’emploi.

Les innovations technologiques, le numérique, la mobilité internationale, l’apprentissage seront abordés pendant ces quatre jours. A noter, les principales nouveautés 2020 sont les métiers du lait, la bijouterie, la musique et le notariat.

L’employabilité pour tous

L’employabilité pour tous ? C’est possible. En tous cas, il s’agit de le vouloir et de favoriser les rencontres pour y parvenir. Cela fait déjà 24 ans que le Mondial des Métiers existe. Et ce, grâce au soutien sans relâche de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de la Direccte Auvergne-Rhône-Alpes, de l’Éducation nationale, des réseaux d’Accueil, d’Information et d’Orientation, des chambres consulaires et des organisations professionnelles.

Au mondial des métiers, le libre accès au travail est une problématique pour les exposants, puisque l’emploi des personnes en situation de handicap est légiféré en France. Il est rendu obligatoire, après avoir été un grand sujet de sensibilisation

Un évènement accessible

L’inclusion se joue même dès le franchissement de la porte principale du mondial des métiers. Les exposants du Mondial des Métiers sont très sensibles à l’accueil du public en situation de handicap. Et ce, en partie parce qu’ils y ont été sensibilisés ! En effet, en signant la charte Handi-accueillant, ils se sont engagés à accueillir dans de bonnes conditions toutes les personnes en situation de handicap pour qu’ils puissent s’informer sur les métiers et les formations. L’ADAPT a organisé un espace emploi et handicap qui réservera un bon accueil et pourra conseiller chaque visiteur dans ses recherches

Service numérique fluidifiant l’accès à l’information

Afin de bien se préparer à la visite du Mondial des Métiers, un service a été mis en place API métiers, le service digital du Mondial des Métiers. Ces outils vous permettront : 

– de travailler votre projet professionnel en amont du Mondial des Métiers avec le configurateur métier,

– de préparer votre visite en repérant les stands correspondants aux métiers recherchés,

– d’entrer en relation avec les exposants avant et après le salon.

Tous les secteurs de métiers sont représentés

Ces quatre jours seront consacrés à faire connaître à tous 700 métiers et fonctions de l’agriculture, de l’industrie et des services et de faire un choix éclairé pour son orientation en offrant une immersion concrète dans 67 univers et thématiques professionnels, grâce à 440 exposants représentant tous les types d’entreprises, de l’emploi et de la formation.

A cette occasion, les employeurs recrutent sur des Job dating ou des job board, et des boîtes à cv  auront été installés dans lesquelles chacun pourra déposer sa candidature.

L’édition 2020, les points essentiels

L’édition 2020 du Mondial des Métiers est organisé de manière à promouvoir l’employabilité et pour ce faire, elle a recours à différents outils : l’humain, l’interactif, le digital, etc.

Les organisateurs du mondial ont mis en place une information tenant compte de la diversité des publics. Cette information sera donnée de façon à s’adapter à chacun : adultes et jeunes, étudiants, ou travailleurs expérimentés sur la région Rhône-Alpes et bien au-delà…   

La mise en pratique et en situation par le biais de démonstrations concrètes et interactives sur 27 000 m2 avec des témoignages de professionnels, les conférences et des ateliers ludiques et collaboratifs pour bien se former et s’orienter, des rencontres avec des professionnels de l’économie, de l’orientation et des dirigeants d’entreprise composent une bonne partie du programme !

Cette offre très riche pendant l’évènement demeure accessible les autres jours de l’année avec l’outil en ligne du Mondial des métiers qui offre une information utile à ses visiteurs avant et après l’évènement. Tous ces outils sont à la portée de tous pour favoriser l’employabilité dans tous les secteurs de métiers. Chacun devrait pouvoir trouver son bonheur…  un bonheur adapté à ses goûts !

Une date à retenir pour l’accessibilité des logements des copropriétés : le 20 juin 2020 . N’importe quel copropriétaire d’une résidence ou d’un immeuble pourra se lancer dans des chantiers afin de rendre possible la circulation autonome des personnes en situation de handicap. Et ce, sans attendre l’accord du syndic et le vote de l’assemblée des copropriétaires. 

Le copropriétaire au centre de la décision

Façade de l’immeuble et extérieur pour parvenir à la porte d’entrée et rejoindre son logement pourront faire l’objet de réaménagement, de mise aux normes de l’accessibilité.

Les déficients visuels ou encore les individus en fauteuil roulant pourraient bénéficier de cette nouvelle mesure visant à simplifier les démarches de mise en chantier des logements.

Une plus grande responsabilité pour le copropriétaire

En revanche, les frais des travaux seront à la charge du copropriétaire voulant faire des travaux. Cependant, il pourra avoir recours aux aides financières attribuées par des structures spécialisées comme l’Agence départementale pour l’information sur le logement (ADIL) ou la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Le propriétaire devra toutefois informer le syndic et lui fournir un plan et un déroulé précis des travaux. Aussi, cette mesure prévoit d’accorder une place importante au copropriétaire qui aura eu l’initiative et le projet des travaux, en lui permettant de superviser et de suivre de près leur déroulé.

Le syndic a (encore) le droit à la parole !

Avant cette mesure effective en juin 2020, chaque travaux faisait l’objet d’une analyse et du vote de la copropriété réunie en assemblée. Les projets de chantiers devaient alors satisfaire la majorité des personnes réunies et parfois le syndic refusait leur lancement. Aujourd’hui encore, le syndic aura son avis à donner ! Si certains chantiers sont perçus comme pouvant malmener l’organisation globale de l’immeuble, le syndic peut s’opposer à leur réalisation. Cette mesure est décidée dans un contexte général où la mise en accessibilité des logements retient l’attention du gouvernement, qui entend faciliter la vie quotidienne des individus quand ces-derniers sont chez eux, à leur domicile.

« Osez le musée » ou « Patrimoine pour tous » sont des récompenses attribuées pour féliciter le dynamisme culturel français. Le premier félicite les établissements “engagés dans une politique volontariste et novatrice en direction des personnes en situation d’exclusion ou de vulnérabilité sociale et économique”. “Patrimoine pour tous” honore les démarches remarquables en matière d’accessibilité généralisée pour les personnes en situation de handicap.

Une politique patrimoniale axée « ouverture »

Cela fait plusieurs années que la politique culturelle entraine sur la voie de la diversification des publics, de son élargissement, notamment sur le plan patrimonial, c’est-à-dire celui des musées. L’idée défendue étant celle que chacun peut se rendre dans ces institutions culturelles. Pour ce faire, l’accueil des publics s’améliore, s’ouvre, et des dispositifs sont mis en place pour favoriser cet élan, comme l’illustre la gratuité des musées. “Osez le musée” et “Patrimoine pour tous” sont dans ce contexte-là, des titres qui honorent les démarches inclusives.

Le prix inclusif : Osez le musée

« Osez le musée » en est à sa troisième édition. 5 musées ont été décorés du titre cette année : les musées de la ville de Marseille que l’on compte au nombre de 11 et le musée des Beaux-Arts de Brest qui avec brio : « peut se prévaloir d’un travail durable et d’une grande densité et diversité en direction des publics empêchés et du champ social”.

Ex aequo, le musée au d’art moderne à Céret qui remporte le second prix ainsi que le musée de la céramique à Lezoux (Puy-de-Dôme).

Le premier a su se démarquer en étant dynamique en zone rurale grâce entre autres à une convention signée avec Pôle emploi pour le retour à l’emploi des personnes qui en sont privées.  Quant au second, c’est sur l’exigence de l’accessibilité et le déploiement des solutions dédiées qu’il a réussi à s’ouvrir à d’autres publics. Le troisième prix revient au Palais Fesch-musée des beaux-arts à Ajaccio qui est parvenu grâce à sa politique d’ouverture à faire venir un plus grand nombre de visiteurs cette dernière décennie.

« Patrimoine pour tous », la démarche d’accessibilité félicitée

Ce prix distingue une démarche remarquable en matière « d’accessibilité généralisée pour les personnes en situation de handicap moteur, visuel, auditif ou mental ». Les premiers prix ex aequo reviennent au musée de Pont Aven et à l’Aurignacien à Aurignac (Haute-Garonne), terme qui désigne la période où sont apparus les premiers hommes “anatomiquement modernes” il y a environ 36.000 ans. Le point commun de ces deux musées, c’est qu’ils se sont lancés dans des travaux de rénovation complète et d’adaptation aux normes de l’accessibilité. L’établissement de Pont-Aven a créé au sein de son équipe un comité de pilotage et de consultation unissant les acteurs du handicap tout le long des travaux de rénovation. Aujourd’hui, ce musée redouble d’énergie pour rendre totalement accessible son établissement et généraliser son offre. Le troisième prix revient aux archives municipales de Saint-Brieuc qui s’engage à rendre possible la venue des publics dans son cadre bati en programmant de gros travaux structurels… Les actions s’étoffent et se poursuivent au fil des ans, permettant l’ouverture des musées au plus grand nombre. Surveillons cela de près !

« Autonomic », le salon de référence des acteurs du handicap, grand-âge et du maintien à domicile s’est installé à Lille en novembre dernier. La prochaine édition se déroulera à Bordeaux, le 25 et 26 mars 2020 au Parc des Expositions. Ce salon couvre sept autres villes françaises : Paris, Bordeaux, Marseille, Nancy, Toulouse, Lyon et enfin Rennes. Quid des nouvelles idées et produits vus à Lille ?

Focus sur quelques dispositifs remarquables…

Des sociétés leaders sur le marché de l’accessibilité ont présenté leurs dispositifs adaptés au handicap. Ces objets, produits et solutions représentent des moyens nécessaires et utiles qui permettent d’améliorer la qualité de vie des personnes en perte de mobilité : fauteuils roulants, dispositifs sonores, véhicules adaptés, aménagement de la cuisine (Amr Concept), aides techniques personnels ou à installer dans les Établissement Recevant du Public et sur l’espace public, mutuelles, assurances, ont été présentés aux professionnels du secteur, aux personnes à mobilité réduite et aux proches des personnes handicapées.

Parmi ces solutions, la Peugeot Rifter Haccess lancée en 2019 s’est imposée comme une valeur sûre pour les transports des personnes en fauteuil roulant. Avec ses sièges pivotants en option, elle offre une capacité de 6 ou 7 places.

De même, les fauteuils roulants innovants tel Q6 EDGE 3.0 par Pride Mobility qui profitent de l’élévateur d’assise level de 30 cm (de série), de la bascule d’assise électrique 50°et d’un dossier biomécanique pour plus de confort et de performance…   

Un système de commande oculaire I SERIES par TOBII DYNAVOX permet l’exploitation du potentiel de chacun grâce à la communication, l’accès à l’ordinateur et le contrôle d’environnement par le regard. Quant à Raptor, ce dispositif de propulsion électrique, il possède des capacités fonctionnelles telles que la marche arrière, le couple élevé du moteur (etc.).

La vie adaptée, le quotidien « autrement »

Les associations ont pour l’occasion bénéficier d’un espace de parole pour expliquer leurs actions de sensibilisation mais aussi leurs initiatives pour aider au déploiement d’une société plus adaptée : A ce titre, nous remarquons le travail assidu de AccessiJeux, une association qui adapte les jeux de société modernes pour les rendre accessibles aux personnes mal et non-voyantes.

Le sport bien entendu est un des leviers de socialisation et d’épanouissement des personnes à mobilité réduite par le biais notamment de la réappropriation du corps, et de l’exploitation de ses capacités. Résilience, challenge et dépassement de soi peuvent être des objectifs atteints grâce à la discipline sportive. Les associations « handisport » œuvrent avec brio depuis 1954. Grâce au sport, les limites s’effacent et les frontières aussi, grâce à l’effort, au plaisir et à la volonté.

Il en est de même pour les loisirs qui permettent la détente, le divertissement et le rire, ce-dernier allégeant la vie du poids de l’ennuie et de la douleur d’être en apparence « différent ».

Sans occulter le tourisme, domaine qui voit s’épanouir de nombreuses solutions : plateformes collaboratives où des logements adaptés sont proposés à la location ou encore « Tour Operator » incluant au programme du voyage, les contraintes propres à la perte de mobilité des individus : bus locomotions et hôtels adaptés, visites de sites touristiques accessibles en fauteuil roulant, musées accessibles aux malentendants, sourds et non-voyants (etc.). Toutes ces initiatives témoignent des efforts menés pour que la vie des personnes en situation de handicap puisse ressembler à celle des autres personnes même si elle doit nécessairement être organisée « autrement ».

Par ailleurs, ce salon a été le point de rencontres des acteurs du monde du handicap et d’un public d’intéressés qui ensemble ont pu échanger et se rencontrer. Et d’ailleurs, des animations artistiques et culturelles, des démonstrations et des animations sportives, des conférences, des forums, et des débats ont favorisé cela, tout en stimulant les synergies entre les différents visiteurs.

Innover pour que le quotidien de chacun s’améliore

Le salon a également permis de découvrir des innovations intéressantes tant du point de vue de leur design que de leur technologie : borne sonore, plateformes collaboratives en ligne.

Ces outils permettent de considérer l’objet même du « dispositif » comme étant ludique, beau, décoratif ! Quant aux sites internet, ils offrent plus de perspectives de vie et de possibilités de rencontres aux personnes à mobilité réduite notamment grâce aux voyages.  

Parmi ces innovations, nous retenons donc la borne colorée SmartEar destinée à la sécurité et au confort des malentendants : Dans une déclinaison de couleurs vives et lumineuses, cet objet aux lignes courbées et modernes affiche un style épuré qui se fond dans la décoration et surtout s’y adapte.  Ainsi, on en oublie l’aspect purement fonctionnel et utile, voire même peu séduisant du dispositif en lui-même, au profit de sa place dans le décor et l’espace.

Ce type d’innovation est le résultat du travail des ingénieurs et designers des bureau des études qui s’appliquent à associer aux contraintes « ergonomie », « fonctionnalité », une touche d’originalité agréable et moins ennuyeuse.

L’ensemble de ces acteurs, professionnels du salon favorisent l’émergence de nouvelles idées, des créations inspirées et des aides plus humaines et attractives. Ensemble, elles améliorent le quotidien de tous et la perception de chacun au sujet de l’invalidité et de la déficience.

C’est au musée de l’homme (75016) que se tiendra cette année le Comité Interministériel du Handicap. Le 3 décembre 2019 correspond à la journée internationale des personnes handicapées. Pour le CIH, ce rdv est donc symbolique et ouvrira également la voix sur les échanges, les bilans et les points principaux à définir.

Pour l’occasion, l’inauguration d’une exposition

Le soir même du 3 décembre sera inaugurée l’exposition « être beau » qui met en image et en lumière 18 personnes en situation de handicap sur 26 photographies grand format. Ces photographies établissent une réflexion sur ce qu’est la beauté éloignée des codes normatifs habituels et des idées préconçues… Voir au-delà des apparences, beau programme. Aussi, à cette occasion, le CIH accordera une place de premier choix à l’accessibilité dans les médias en signant une charte avec le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel).

Retour sur le CIH

Le Comité Interministériel du Handicap, crée par le décret du 6 novembre 2009 est en charge de « définir, coordonner et évaluer les politiques conduites par l’État en direction des personnes handicapées ». Le CIH se déroule sous la présidence du Premier Ministre, coordonné depuis septembre 2018 par Céline Poulet, secrétaire générale du CIH. Les membres du gouvernement concernés par la politique établie, relativement à l’accessibilité et l’inclusion, sont réunis afin de faire le suivi des actions menées et définir celles à mener… Un rendez-vous destiné à poser les premières pierres de l’édifice inclusif de 2020.

13, 4 milliards d’euros seront consacrés à la politique de mobilité et à optimiser l’accessibilité dans les transports. Telle fut la décision prise par l’assemblée nationale mercredi 19 novembre 2019 qui ainsi a adopté le projet de loi d’orientation des mobilités.

Le projet de loi d’orientation des mobilités, c’est-à-dire ?

Accessibilité, économie, propreté… Ces trois axes font partie du projet de loi d’orientation des mobilités. Au quotidien, les français ne disposent pas d’ infrastructures et d’équipements satisfaisants. Les transports sont d’autant plus pénibles quand les usagers sont en situation de handicap.

Le gouvernement entend motiver les collectivités territoriales et les sociétés de transports à développer leurs services pour qu’ils soient plus accessibles aux personnes à mobilité réduite, tout au long du trajet et plus globalement du “parcours”. Des services modernisés grâce aux innovations technologiques verront le jour.

Soutiens financiers

Les personnes à mobilité réduite sont directement concernée par la politique d’inclusion, qui se développe depuis ces dernières années à grande vitesse.

C’est ainsi que l’attitude du gouvernement sera d’être solidaire. Et ce, au travers de ses actions : actions financières, conseils ou accompagnements individualisés, etc.

Cela s’organise localement, au niveau régional, départemental. Les collectivités publiques à ces niveaux pourront mettre en place la « mobilité solidaire » : Les billets et tickets des divers transports seront moins onéreux pour les personnes à mobilité réduite mais aussi pour leurs accompagnateurs.  Aussi, les personnes en situation de handicap pourront accéder aux services des transports adaptés, sans restriction et sans avoir besoin de passer par une commission médicale locale comme cela l’était, auparavant dans certains cas.  

Communication facilitée

Toutes les données relatives à l’accessibilité des services des personnes en situation de handicap seront visibles et publiques. Cela est essentiel pour qu’émergent des GPS et des calculateurs d’itinéraires. Cela sera applicable pour les services publics de transport (routiers et ferroviaires), notamment.

Une unique plateforme permettra la réservation de dispositifs d’assistance. Cette plateforme évitera aux personnes en situation de handicap de se perdre dans une multiplicité de numéros pour joindre les différentes gares.

Afin de suivre pas à pas le cours de l’évolution, des rapports seront fréquemment publiés qui feront un bilan de l’accessibilité du réseau.

.