Les professionnels de l’aide à domicile sont par essence au chevet des personnes les plus fragiles, et la pandémie que connaît la France a exacerbé encore davantage la dévotion qui incombe à cette profession. Toutefois, le gouvernement n’a pour l’heure pas l’intention de verser des primes aux aidants, le département du Nord, lui, l’entend différemment.

Le 20 mai dernier, le gouvernement stipulait qu’aucune prime ne serait versée aux professionnels de l’aide à domicile. En première ligne dans la lutte contre la Covid-19, le département du Nord en a parfaitement conscience et « ne peut se résoudre à l’oubli de ces personnels qui se sont engagés quotidiennement pour limiter les drames liés à la pandémie », comme le souligne un communiqué paru le mercredi 3 juin.

Plusieurs mesures prises

Le département du Nord a pris plusieurs mesures concrètes pour venir en aide aux professionnels de l’aide à domicile. Lors d’une réunion établie en visio-conférence et dirigée par Jean-René Lecerf, président du conseil départemental du Nord, les fédérations de Services d’aide à domicile ont pu présenter un plan d’accompagnement exceptionnel.

Parmi ces mesures, la prise en charge horaire en allocation personnalisée d’autonomie (Apa) et prestation de compensation du handicap (PCH) passe de 21 à 22 €. À elle seule, cette mesure qui sera mise en place à partir du 1er octobre 2020, représente un apport annuel de 10 millions d’euros. Cette augmentation a pour but de pérenniser les métiers de l’aide à domicile et les rendre plus attractifs.

Une prime de 514€ pour chaque professionnel de l’aide à domicile

Le département du Nord annonce qu’il va verser une prime de 514€ en moyenne par professionnel de l’aide à domicile. Cette dernière sera attribuée aux structures puis reversée aux aidants avant le 31 août 2020.

À cette prime de 514€ s’ajoute une autre prime de 300 euros par prise en charge de bénéficiaire souffrant du Coronavirus.

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’accessibilité, le 21 mai dernier, le géant américain Google a annoncé le renforcement de ses données concernant l’accessibilité d’un lieu aux personnes handicapées. On dénombre, sur l’application de cartographie en ligne Google Maps, plus de 15 millions de lieux accessibles à travers le monde.

On comptabilise dans le monde environ 130 millions de personnes souffrant d’un handicap moteur. Autonomie limitée, difficultés pour franchir un seuil, de nombreux écueils peuvent accompagner une personne en fauteuil roulant lors de ses déplacements.

15 millions de lieux accessibles

Aujourd’hui, ce sont déjà plus de 15 millions de lieux accessibles recensés sur Google Maps. Les informations proviennent principalement de la participation des internautes, appelés « Local guides ». En effet, chaque internaute, qu’il utilise un Smartphone IOS ou Android, peut renseigner sur Google Maps si un commerce, un restaurant ou tout autre établissement est accessible aux personnes en fauteuil.

Utilisation intuitive

Les informations sont intuitives, un icône « handicap » indique que l’établissement dispose d’une entrée accessible. En plus de l’entrée, des informations complémentaires permettent d’en connaître sur l’accessibilité d’un parking, des toilettes ou encore si l’établissement dispose d’un espace dédié au passage d’un fauteuil roulant.

Pour pouvoir profiter de ces informations, il faut tout d’abord télécharger la dernière version de Google Maps. Ensuite, se rendre dans les paramètres et activer “Lieux accessibles” dans “Accessibilité”. Cette nouvelle fonctionnalité, capitale pour les personnes handicapées, commence à être déployée, aussi bien sous Android qu’iOS, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie ou encore au Japon . L’application n’est pas encore disponible en France.

Le lundi 1er juin, la Fédération internationale de tennis (IFT) et les quatre tournois du Grand Chelem, tournois les plus prestigieux au monde, ont décidé d’octroyer une aide financière de 300 000 dollars, soit près de 270 000 euros, en faveur du tennis fauteuil.

88 tournois annulés ou reportés

Discipline mettant aux prises des joueuses ou joueurs de tennis en fauteuil roulant, cette dernière a grandement pâti de la pandémie de Coronavirus.

D’après les rapports des dirigeants du tennis mondial, ce sont 88 tournois de tennis fauteuil sous l’égide de l’IFT qui ont dû être reportés ou annulés sur la période du 12 mars au 31 juillet 2020.

Ces dates de reports ou d’annulations sont les mêmes que celles établies pour les tournois du circuit ATP et WTA.

Fonds de solidarité de 6 millions de dollars

Cette aide financière fait suite à la mise en place d’un fonds de solidarité de 6 millions de dollars (5,5 M€) déjà par l’intermédiaire de l’ITF et des quatre tournois du Grand Chelem, et accompagnés cette fois de l’ATP et de la WTA. Ce fonds de solidarité avait pour objectif d’aider les joueurs professionnels les plus affectés par l’arrêt des compétitions. Au total, près de 800 joueuses et joueurs sont concernés.

À la mi-mai, l’action sociale du régime de retraite complémentaire de l’Agirc-Arrco a décidé d’attribuer une aide exceptionnelle aux salariés et dirigeants du secteur privé qui connaissent des difficultés financières. Cette aide peut atteindre 1 500€ en fonction de la situation du demandeur suite à la pandémie de Coronavirus.

Cette aide est allouée en une seule fois et peut atteindre 1 500 € en fonction de la situation du demandeur. Pour en bénéficier, le salarié ou dirigeant doit contacter sa caisse de retraite complémentaire.

La communication de l’Agirc-Arrco précise que « Cette aide est destinée aux salariés qui ont des difficultés financières avérées et qui sont intervenues pendant la période de confinement ».

Une enveloppe globale de 200 millions d’euros

Cette aide individuelle exceptionnelle est mise en œuvre jusqu’à la fin juillet dans un premier temps.
Une prolongation pourra éventuellement être mise en place après évaluation de l’utilisation du dispositif. Une enveloppe globale de 200 millions d’euros est consacrée au versement de cette aide. Une somme importante puisque d’ordre général, l’action sociale de l’Agirc-Arrco représente un budget global de 330 millions d’euros.

Les modalités de versement

Pour obtenir cette aide, il faut contacter sa caisse de retraite complémentaire, on peut notamment citer AG2R La Mondiale, Malakoff Humanis, Groupe Apicil etc.

Par la suite, un formulaire de demande d’intervention sociale simplifiée doit être rempli et retourné avec des documents justificatifs.

Le dossier comprend :

  • Un formulaire de demande d’intervention sociale simplifiée 
  • Une déclaration sur l’honneur qui précise sa situation et décrit les difficultés financières rencontrées 
  • Les trois derniers bulletins de salaire ou revenus, dont au moins l’un présente une baisse de rémunération

Par la suite, le dossier est analysé, et si acception de versement de l’aide il y a, cette dernière sera attribuée en une fois dans un délai d’un mois.

Le jeudi 28 mai, Édouard Philippe a fait une allocution où il a présenté les grandes lignes de la phase 2 du déconfinement. Lors de cette prise de parole très attendue, le Premier ministre a notamment évoqué la réouverture des hôtels, villages vacances et auberges à partir du mardi 2 juin.


La réouverture des hôtels, ajoutée à l’autorisation de pouvoir à nouveau se déplacer à plus de 100 km va permettre à de nombreux établissements de retrouver une clientèle plus propice à celle d’un mois de juin. Cet afflux va également obliger les employeurs et le personnel des hôtels à prendre des précautions particulières pour leur sécurité et celle de leur clientèle.


Précautions à prendre de la part des employeurs

  • Organiser les nouvelles modalités de travail intégrant les mesures de protection sanitaire (ajustement des attributions de chambres, répartition des tâches, circulation, préparation du matériel…).

  • Informer les salariés des nouvelles modalités de travail et les clients des mesures à respecter (affichage dans les chambres).

  • Informer le client des nouvelles procédures mises en place et lui suggérer de participer à certains actes (mise des serviettes dans un contenant prévu à cet effet en chambre ou à l’extérieur ; ouverture de la fenêtre de chambre avant de la quitter…).

  • S’assurer de l’approvisionnement permanent des consommables (gel hydro-alcoolique, lingettes, savons, gants, sacs-poubelle…).

  • Dédier un temps de relation avec un responsable pour mentionner toutes les difficultés rencontrées par les salariés dans le respect des nouvelles procédures et la relation avec le client.
  • Attribuer dans la mesure du possible un chariot et des outils de travail personnels.

  • Préparer le plan de ménage en fonction de la configuration de l’établissement ou des étages :

– éviter si possible le travail à deux ou le limiter aux tâches qui le nécessitent en raison de leur pénibilité
– éviter que les salariés ne se croisent, mise en place d’un tracé au sol visible
– augmenter les temps attribués pour le nettoyage d’une chambre
–  précautions à prendre pour la manipulation des draps potentiellement contaminés, notamment lors des recouches (ne pas secouer la literie…)
– prévoir la conduite à tenir en présence de linge manifestement souillé (protection individuelle…)

  • Prévoir des pauses en temps décalé pour limiter le nombre de salariés dans le local de pause et échelonner les temps de repas pour éviter les regroupements.

  • Vêtements professionnels (habillage/déshabillage) :

– prévoir dans les vestiaires une poubelle à pédale pour les déchets, du savon liquide, des lingettes, du gel hydro-alcoolique
– organiser la prise de service cadencé des salariés pour leur permettre de se changer individuellement dans le vestiaire, ou créer un vestiaire temporaire pour chaque salarié (chambre vacante…)
– procéder au nettoyage des surfaces du vestiaire à l’arrivée de chaque salarié et à son départ


Précautions à prendre de la part des employés

  • Préparer le chariot de ménage en veillant à y mettre du gel hydro-alcoolique et à ne rien oublier pour éviter de croiser un collègue ou un client en allant chercher un objet manquant.
  • Aérer la chambre.

  • Nettoyer avec un soin particulier les poignées de porte, interrupteurs, robinets, télécommande et tout accessoire susceptible d’avoir été en contact avec la main.

  • Éviter de secouer la literie ou les serviettes.

  • Éviter tout contact du visage avec la literie, les serviettes, ou tout objet qui aurait pu être en contact avec un client.

  • Mettre draps et serviettes usagées dans le panier à linge immédiatement et veiller au respect des distances entre linge propre et linge sale.

  • Limiter l’entreposage des chariots de linge souillé dans des locaux ouverts aux salariés ou s’équiper de chariots de linges verrouillés.

  • Utiliser des gants de ménage usuels ; pour le nettoyage des surfaces, utilisation des lingettes humides.

  • Entre chaque chambre, lavage des mains gantées (gants de ménage) à l’eau et au savon.

L’épidémie de Coronavirus a impacté l’ensemble de l’économie française, une grande partie de ses habitants, jeunes et étudiants compris, pâtissent de cette situation. De ce postulat, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé au courant du mois de mai le versement d’une aide de 200 euros destinée aux moins de 25 ans.

À qui s’adresse cette aide ?

Jobs étudiants perdus, restaurants universitaires fermés, et bien d’autres choses, de nombreux étudiants ont été durement impactés par la crise.

Ainsi, le gouvernement a annoncé vouloir verser une aide de 200 euros à certains publics jugés prioritaires. 

Les jeunes de moins de 25 ans qui devraient bénéficier de cette aide :

  • Les étudiants ayant perdu leur emploi (job étudiant ou autres) ou leur stage rémunéré à cause de la crise sanitaire
  • Les étudiants originaires de l’outre-mer isolés qui n’ont pu retourner chez eux en raison de l’épidémie (hors apprentissage et alternance)
  • Les jeunes jugés “précaires ou modestes” qui sont bénéficiaires des allocations logement de la CAF 

Les jeunes ayant perdu leur emploi doivent avoir fait une activité d’au moins 8h par semaine ou 32h par mois pendant au moins 2 mois depuis le 1er janvier 2020.

À savoir : si un jeune travailleur a été placé au chômage partiel, il ne saura être éligible à cette aide.

Concernant les étudiants ayant dû interrompre ou annuler leur stage pour être éligible à cette aide, le stage doit durer au moins deux mois, avoir commencé avant le 1er juin 2020 et faire l’objet d’une valorisation salariale.

Modalités de versement de l’aide

Le montant de l’aide pour les jeunes et étudiants de moins de 25 ans s’élèvera à 200 euros et devrait être versé en une seule fois au mois de juin. 

Quand sera-t-elle versée ?

  • Pour un(e) étudiant(e) de moins de 25 ans qui a perdu son emploi ou son stage à cause de l’épidémie : le versement de l’aide interviendra début juin 2020
  • Pour un jeune de moins de 25 ans qui touche les allocations logement de la CAF (APL) : le versement de l’aide interviendra à la mi-juin 2020

Les étapes pour toucher l’aide de 200 euros ?

La demande est effective depuis le 12 mai. Pour les étudiants, la demande doit être faite auprès du Crous.  
Ils doivent se rendre sur :  https://www.messervices.etudiant.gouv.fr/envole/ 
puis cliquez sur une des deux cases “Aide COVID”.

Ensuite, se connecter à son compte ou en créer un.  La demande d’aide doit être faite avec les pièces justificatives demandées.

Les justificatifs pour les étudiants ayant perdu un emploi :

  • Attestation de perte d’emploi et du nombre d’heures travaillées
  • Copie du contrat de travail en cours au début du confinement (16 mars) ou du ou des contrats permettant de justifier 2 mois de travail depuis le 1er janvier 2020
  • Copie de la carte étudiante
  • Un RIB (relevé d’identité bancaire)

Les justificatifs pour un stage annulé ou interrompu :

  • Attestation de l’arrêt ou de l’annulation du stage établie par l’entreprise d’accueil
  • Copie de la convention de stage (commencé avant le 1er juin 2020)
  • Copie de la carte étudiante
  • Un RIB (relevé d’identité bancaire)

Les justificatifs pour les étudiants ultramarins :

  • Justificatif de domicile des parents ou du tuteur légal dans un département d’Outre-Mer, une collectivité d’Outre-Mer ou en Nouvelle-Calédonie
  • Quittance du loyer pour un logement en métropole pour le mois d’avril OU une attestation d’hébergement à titre gratuit
  • Extrait du livret de famille
  • Copie de la carte étudiante
  • Un RIB (relevé d’identité bancaire)

L’aide est cumulable avec la bourse, les aides spécifiques du Crous, qu’elles soient annuelles ou ponctuelles, ainsi que les aides des établissements d’enseignement supérieur.

Suite à cette démarche, le demandeur sera notifié par le Crous de la décision d’attribution ou non.

Pour le plus grand plaisir des salariés et des employeurs, la grande majorité des commerces ont pu rouvrir leurs portes en France. L’afflux de clients ne se fait pas attendre et pour continuer d’endiguer la crise sanitaire que nous traversons, des gestes simples sont à effectuer.

On dénombre plusieurs actions et préparations essentielles à mettre en place dans un commerce. Elles ont pour intérêt de protéger les salariés et les clients ou visiteurs d’un établissement.

Les précautions à prendre pour les clients

  • Installation d’un panneau à l’entrée du magasin avec toutes les informations utiles au client (rappel des consignes, organisation du service, organisation des queues, modalités de paiement…)

  • Installation, si possible, d’un poste d’encaissement dédié en extérieur ou un service de livraison.

  • Si possible, laisser les portes ouvertes pour limiter les contacts avec les poignées et à condition que cela n’empêche pas de réguler les accès au magasin.

  • Établir, si possible, un sens de circulation unique pour éviter que les personnes se croisent.

  • Matérialiser par marquage au sol ou tout autre moyen la mesure d’1 mètre minimum de distanciation sociale (Tapis de distanciation rectangulaire).
  • Encourager le paiement par carte et sans contact, et en cas de paiement en espèce, mettre en place une soucoupe pour déposer la monnaie.

  • En cas d’utilisation de caisses automatiques, veiller à garantir une hygiène impeccable pour les clients et les salariés qui interviennent régulièrement sur les machines.

Les précautions à prendre pour les salariés

  • Établir un plan de nettoyage avec périodicité et suivi des surfaces de travail, des équipements de travail, des outils, des poignées de portes et boutons, zones de paiement, matériels, plus généralement de tout objet et surface susceptibles d’avoir été contaminés (en contact avec les mains), équipements de travail commun, collectifs (machines à café, photocopieurs, etc.).
  • Effectuez la mise en place – dans les vitrines, dans les rayons, etc. – en dehors des heures d’ouverture aux clients, quitte éventuellement à réduire la plage horaire d’ouverture en veillant toutefois à ne pas accroître la concentration de clients dans le magasin.

  • Repenser l’organisation de travail des employés pour éviter qu’ils soient proches.

  • Suppression des fontaines à eau.

  • Attribuer dans la mesure du possible des outils de travail individuels.

  • Afficher « se laver les mains avant et après utilisation de tout matériel commun ».

  • Mettre en permanence à disposition, sur ou à proximité des postes de travail, y compris vestiaires et salles de pauses, des consommables : gel hydroalcoolique, lingettes, savon, essuie-tout, sacs-poubelle, boîte de mouchoirs en papier, par personne.

Depuis que le déconfinement est effectif en France, de nombreux salariés retrouvent le chemin du travail. Ce retour progressif à la vie normale peut être teinté d’appréhension et de stress. Pour faire disparaitre ces craintes, l’employeur doit se porter garant de la sécurité de ses employés.

Ce que rapporte la loi

L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés.
La loi prévoit qu’il doit prendre des mesures de prévention et veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances.

II en va de l’intérêt des salariés mais aussi des entreprises. En effet, la présence des salariés à leur poste dépend largement de leur confiance dans la capacité de l’entreprise à répondre à leurs inquiétudes et à les protéger contre les risques spécifiques liés au virus, notamment ceux qui sont en contact avec les clients.

Evaluer les risques

L’employeur doit donc évaluer les risques. Ce n’est pas forcément une démarche lourde.

Concrètement, il est indispensable de passer en revue les circonstances dans lesquelles les salariés peuvent être exposés au virus et mettre en œuvre les mesures nécessaires pour éviter ou, à défaut, limiter au plus bas le risque :

  • Télétravail
  • Organisation du travail
  • Équipements (écrans, distributeurs de gel hydroalcoolique…)
  • Information
  • Sensibilisation et consignes de travail

Le dialogue

Le dialogue dans l’entreprise revêt une importance essentielle en situation de crise. Pour les entreprises ayant des représentants du personnel, ceux-ci sont bien placés pour aider à identifier les situations à risque au quotidien et la faisabilité réelle des actions que l’employeur envisage de mettre en œuvre.

Ils peuvent anticiper les questions pratiques puis participer à la diffusion de l’information auprès de leurs collègues.

Mesures à respecter pour les salariés présents sur le lieu de travail

  • Les règles de distanciation (1 mètre minimum) et les gestes barrières, simples et efficaces, doivent impérativement être respectés.
  • L’employeur doit s’assurer que les règles sont effectivement respectées, que savons, gels, mouchoirs sont approvisionnés et que des sacs poubelles sont disponibles.
  • Les réunions doivent être limitées au strict nécessaire.
  • Les regroupements de salariés dans des espaces réduits doivent être limités.
  • Tous les déplacements non indispensables doivent être annulés ou reportés.

Pour se rendre sur son lieu de travail, un salarié doit être muni d’un justificatif de déplacement professionnel pour motif impératif émanant de l’employeur.

Équipements indispensables pour faire face aux risques

Avec l’épidémie de Coronavirus que connait la France depuis plusieurs mois de nombreux équipements permettent de faire face aux risques de contamination.

Sans avoir à repenser totalement la configuration de ses locaux, des solutions simples à installer, peuvent permettre à un salarié des conditions de travail proches de la normale.

On retrouve notamment :

Les hygiaphones, écrans mobiles de protection en plexiglas, ont un véritable rôle hygiénique puisqu’ils permettent d’éviter les projections de salive lors des échanges entre salariés ou clients. On peut notamment les retrouver sur pieds, avec rebords ou sur support.

Les distributeurs de gel hydroalcoolique ont eux aussi le vent en poupe. Les modèles sans contact avec capteurs intelligents sont à privilégier. On retrouve notamment des modèles sur pieds, muraux ou pour comptoir/bureaux.

Les bandes de marquage au sol ou tapis de distanciation, sont eux des équipements qui permettent de faire respecter aux salariés ou visiteurs les règles de distanciation sociale.

Mesures à prendre en cas de contamination ou suspicion de contamination

L’employeur doit veiller à protéger tous les salariés, présentant ou non des symptômes (fièvre et signes respiratoires, toux ou essoufflement).

Les notions les plus importantes :

• Renvoyer le salarié à son domicile.
• Appeler le 15 si les symptômes sont graves.
• Informer les salariés qui ont été en contact étroit avec le salarié.
• Nettoyer immédiatement les espaces de travail du salarié concerné.

Les entreprises de moins de 50 salariés ainsi que les travailleurs indépendants peuvent bénéficier d’une subvention visant à les aider financièrement dans leurs dépenses liées à la lutte contre le Covid-19. Cette subvention accordée par la branche « accidents du travail et maladies professionnelles » de l’Assurance maladie peut atteindre jusqu’à 50% de l’investissement.

Quelles sont les entreprises éligibles ?

Toutes les structures de 1 à 49 salariés ainsi que les travailleurs indépendants, dépendants du Régime général de la sécurité sociale, sont éligibles à cette aide. Les établissements couverts par la fonction publique territoriale ou la fonction publique hospitalière, ne peuvent eux en bénéficier.

Vous trouverez ci-dessous un document précisant les conditions d’attribution de cette aide financière :
Conditions générales d’attribution pour les entreprises de moins de 50 salariés
Conditions générales d’attribution pour les travailleurs indépendants

« Prévention Covid » : conditions d’attribution et montant de l’aide

La subvention « Prévention Covid », effective depuis le 18 mai, concerne les achats et locations de matériels effectués du 14 mars au 31 juillet 2020 à titre préventif dans la lutte contre la Covid-19. Un plafond minimum de dépense doit être atteint. Pour une entreprise de moins de 50 salariés, 1 000€ hors taxe doivent être investis, 500€ pour un travailleur indépendant.

Cette aide de l’Assurance maladie ne saura excéder 5 000€ et correspond à un montant maximal de 50 % de l’investissement hors taxes réalisé par les entreprises et les travailleurs indépendants.

Quels sont les équipements et installations financés ?

On retrouve deux catégories distinctes :

• Mesures barrières et de distanciation sociale

Matériel visant à isoler le poste de travail et ainsi limiter les contacts avec les clients ou salariés : pose de vitre, plexiglas, cloisons de séparation, bâches, écrans fixes ou mobiles.

Matériel visant à faire respecter les règles de distanciation : guides files, poteaux et grilles, accroches murales, barrières amovibles, cordons et sangles associés, chariots pour transporter les
poteaux, grilles (barrières, cordons).

Locaux temporaires pour le respect des règles de distanciation : montage et démontage et 4 mois de location.

Matériel permettant de communiquer visuellement : écrans, tableaux, support d’affiches, affiches. 

A savoir : les éléments à usage unique et notamment : les scotchs, peintures, rubans, films plastique, recharges paperboard, crayons, feutres… ne sont pas pris en charge.

• Mesures d’hygiène et de nettoyage

Installations permanentes pour le nettoyage des mains et du corps : pour les douches, prise en charge du matériel installé et des travaux de plomberie nécessaires à l’installation

Installations temporaires et additionnelles pour le nettoyage des mains et du corps : prise en charge de l’installation, de l’enlèvement et de 4 mois de location

A savoir : les masques, gels hydroalcooliques et visières sont financés uniquement si l’entreprise a également investi dans, au moins, une des mesures barrière et de distanciation sociale listées ci-dessus. Les gants et lingettes ne font pas partie du matériel subventionné.

Comment bénéficier de la subvention « Prévention Covid » ?

Retrouvez ci-dessous les formulaires à télécharger et remplir pour pouvoir bénéficier de cette subvention :

Formulaire de demande pour les entreprises de moins de 50 salariés 
Formulaire de demande pour les travailleurs indépendants sans salarié
La subvention sera versée en une seule fois par la caisse régionale après réception et vérification des pièces justificatives demandées dans le formulaire.La demande devra être faite à sa caisse régionale de rattachement avant le 31 décembre 2020.

Lors du 8e épisode de « Confiné(e)s », disponible sur internet, organisé par l’équipe de La République En Marche, Sophie Cluzel, Secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, a exposé les différentes mesures qui ont été mises en place pendant le confinement pour faciliter le quotidien des plus fragiles, de leurs familles, de leurs aidants et leurs accompagnants.

Le “Live” de la République en Marche

Ce “live” diffusé par le mouvement de La République en Marche a pour vocation de transmettre à ses auditeurs-spectateurs les mesures, dispositions, décisions, aménagements décidés par le gouvernement pour palier les problèmes qui découlent de la crise sanitaire liée au Covid19, notamment.

Lors de ce “live” « Confiné(e)s », diffusé par Stanislas Guerini, le délégué général de “La République En Marche”, aborde tous ces problèmes rencontrés pendant le confinement avec un invité politique.

L’épisode 8  a été consacré à Sophie Cluzel qui a donc abordé les mesures mises en place pour les personnes en situation de handicap ainsi que pour leurs proches aidants, confinées elles-aussi.

Avec le confinement, c’est la fermeture des externats médicaux-sociaux, structure d’accueil des enfants en situation de handicap et nécessitant l’accompagnement adapté des adultes qui a provoqué le retour de ces enfants chez eux, dans leurs familles.

Partant de ce constat, le Secrétariat Général des Personnes Handicapées, représenté par Sophie Cluzel, a toutefois poursuivi ses actions menées depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, tout en adaptant chaque mesure à cette situation de crise, nécessitant des prises de décisions urgentes.

Dans un tel contexte, les individus les plus fragiles, à savoir les personnes âgées, malades, les personnes ayant perdu leur autonomie peuvent être démunies, esseulées et en danger.

Aménagements des Ehpad

Pour les internats, comme pour les Ehpad, les règles de protection barrières et autres mesures destinées à protéger les individus de la contagion par le virus ont été renforcées.

Mais, afin de maintenir le lien avec les familles, afin d’également les extraire de leur solitude, le personnel médical et la collectivité ont développé des idées parfois très inventives. Des moyens matériels comme les tablettes ont permis la communication des résidents avec leurs familles.

Heureusement, des sorties ont été organisées pour que la personne résidente de l’Ephad puisse marcher. Pour ce faire, un accompagnement a été mis en place. Ainsi, les résidents peuvent bénéficier d’un quotidien allégé.

Pour rappel, conscient que vivre seul n’est pas tâche aisée, et que l’ennui peut être éprouvant, le gouvernement a adapté les règles dérogatoires du confinement en faveur des personnes en situation de handicap. Et ce, le 3 avril 2020.

Bien sûr, l’attestation de dérogation demeure obligatoire. Il en est de même pour la justification du handicap.

Mais, à présent et depuis le 3 avril, les sorties peuvent être fractionnées dans la journée et, elles peuvent avoir lieu sur un périmètre plus large.

Les familles accueillantes n’ont pas été oubliées. Afin d’alléger leur quotidien difficile, des solutions pour se reposer ont été instaurées sur une durée de 7 jours ou 14 jours, en collaboration avec les établissements d’accueil.

L’aide à domicile plus accessible

Afin de garantir la continuité de l’aide à domicile, les établissements médicaux-sociaux ont renforcé l’écoute téléphonique afin d’offrir un soutien psychologique aux personnes en situation de handicap et à leurs proches.

Le gouvernement a mis à disposition des dispositifs de protection pour les professionnels afin de les sécuriser par rapport au virus. Et, bien entendu, les rendez-vous chez le médecin se font en téléconsultation, dispositif maintenu et particulièrement utilisé en ces temps de confinement.

Les personnes ayant un métier paramédical devraient pouvoir délivrer leurs soins, et leurs patients devraient pouvoir être remboursés bientôt : c’est déjà le cas pour ce qui est des séances d’orthophonie effectuées avec les adultes.

Et les aidants ?

Les aidants ne sont pas oubliés, loin de là. Leur présence auprès des personnes ayant perdu leurs facultés d’autonomie s’avère indispensable. C’est ainsi qu’eux aussi bénéficient d’un réconfort psychologique sur la plateforme solidaires-handicaps.fr.

Celle-ci constitue un répertoire où sont référencés les bénévoles qui peuvent rendre service aux aidants afin de les soulager quotidiennement, et concrètement : faire les courses, devenir leur relai auprès de la personne aidée, etc.

Agir en local semble être efficace dans un tel contexte. Il est fortement conseillé aux personnes en situation de handicap de se rapprocher des services de leur mairie, collectivités locales ou intercommunales.

L’école pour les enfants en situation de handicap

Afin de garantir l’un des principaux services citoyens, à savoir l’école, les enfants en situation de handicap sont rentrés chez eux, comme tous les élèves.

Eux-aussi ont pu bénéficier de dispositifs. Ceux-ci sont mis en place en open data sur la plateforme Cap école inclusive, qui met à disposition des familles et des professionnels médico-sociaux des informations adaptées et des méthodes éducatives.

Le confinement est une période qui voit fleurir des dispositifs de soutien qui devrait perdurer par la suite. Un plus grand élan citoyen trouverait sa force et son origine actuellement. Qui plus est, l’Éducation Nationale étudie des cas particuliers, notamment liés aux enfants autistes afin de trouver des solutions idéalement adaptées.

La continuité pédagogique qui opère actuellement devrait se poursuivre après le confinement, quand les écoles ouvriront et quand le rythme habituel de la scolarisation aura repris. Il faudra alors limiter le “décrochage” au maximum et éviter toute forme de rupture sociale.