Lors du 8e épisode de « Confiné(e)s », disponible sur internet, organisé par l’équipe de La République En Marche, Sophie Cluzel, Secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, a exposé les différentes mesures qui ont été mises en place pendant le confinement pour faciliter le quotidien des plus fragiles, de leurs familles, de leurs aidants et leurs accompagnants.

Le “Live” de la République en Marche

Ce “live” diffusé par le mouvement de La République en Marche a pour vocation de transmettre à ses auditeurs-spectateurs les mesures, dispositions, décisions, aménagements décidés par le gouvernement pour palier les problèmes qui découlent de la crise sanitaire liée au Covid19, notamment.

Lors de ce “live” « Confiné(e)s », diffusé par Stanislas Guerini, le délégué général de “La République En Marche”, aborde tous ces problèmes rencontrés pendant le confinement avec un invité politique.

L’épisode 8  a été consacré à Sophie Cluzel qui a donc abordé les mesures mises en place pour les personnes en situation de handicap ainsi que pour leurs proches aidants, confinées elles-aussi.

Avec le confinement, c’est la fermeture des externats médicaux-sociaux, structure d’accueil des enfants en situation de handicap et nécessitant l’accompagnement adapté des adultes qui a provoqué le retour de ces enfants chez eux, dans leurs familles.

Partant de ce constat, le Secrétariat Général des Personnes Handicapées, représenté par Sophie Cluzel, a toutefois poursuivi ses actions menées depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, tout en adaptant chaque mesure à cette situation de crise, nécessitant des prises de décisions urgentes.

Dans un tel contexte, les individus les plus fragiles, à savoir les personnes âgées, malades, les personnes ayant perdu leur autonomie peuvent être démunies, esseulées et en danger.

Aménagements des Ehpad

Pour les internats, comme pour les Ehpad, les règles de protection barrières et autres mesures destinées à protéger les individus de la contagion par le virus ont été renforcées.

Mais, afin de maintenir le lien avec les familles, afin d’également les extraire de leur solitude, le personnel médical et la collectivité ont développé des idées parfois très inventives. Des moyens matériels comme les tablettes ont permis la communication des résidents avec leurs familles.

Heureusement, des sorties ont été organisées pour que la personne résidente de l’Ephad puisse marcher. Pour ce faire, un accompagnement a été mis en place. Ainsi, les résidents peuvent bénéficier d’un quotidien allégé.

Pour rappel, conscient que vivre seul n’est pas tâche aisée, et que l’ennui peut être éprouvant, le gouvernement a adapté les règles dérogatoires du confinement en faveur des personnes en situation de handicap. Et ce, le 3 avril 2020.

Bien sûr, l’attestation de dérogation demeure obligatoire. Il en est de même pour la justification du handicap.

Mais, à présent et depuis le 3 avril, les sorties peuvent être fractionnées dans la journée et, elles peuvent avoir lieu sur un périmètre plus large.

Les familles accueillantes n’ont pas été oubliées. Afin d’alléger leur quotidien difficile, des solutions pour se reposer ont été instaurées sur une durée de 7 jours ou 14 jours, en collaboration avec les établissements d’accueil.

L’aide à domicile plus accessible

Afin de garantir la continuité de l’aide à domicile, les établissements médicaux-sociaux ont renforcé l’écoute téléphonique afin d’offrir un soutien psychologique aux personnes en situation de handicap et à leurs proches.

Le gouvernement a mis à disposition des dispositifs de protection pour les professionnels afin de les sécuriser par rapport au virus. Et, bien entendu, les rendez-vous chez le médecin se font en téléconsultation, dispositif maintenu et particulièrement utilisé en ces temps de confinement.

Les personnes ayant un métier paramédical devraient pouvoir délivrer leurs soins, et leurs patients devraient pouvoir être remboursés bientôt : c’est déjà le cas pour ce qui est des séances d’orthophonie effectuées avec les adultes.

Et les aidants ?

Les aidants ne sont pas oubliés, loin de là. Leur présence auprès des personnes ayant perdu leurs facultés d’autonomie s’avère indispensable. C’est ainsi qu’eux aussi bénéficient d’un réconfort psychologique sur la plateforme solidaires-handicaps.fr.

Celle-ci constitue un répertoire où sont référencés les bénévoles qui peuvent rendre service aux aidants afin de les soulager quotidiennement, et concrètement : faire les courses, devenir leur relai auprès de la personne aidée, etc.

Agir en local semble être efficace dans un tel contexte. Il est fortement conseillé aux personnes en situation de handicap de se rapprocher des services de leur mairie, collectivités locales ou intercommunales.

L’école pour les enfants en situation de handicap

Afin de garantir l’un des principaux services citoyens, à savoir l’école, les enfants en situation de handicap sont rentrés chez eux, comme tous les élèves.

Eux-aussi ont pu bénéficier de dispositifs. Ceux-ci sont mis en place en open data sur la plateforme Cap école inclusive, qui met à disposition des familles et des professionnels médico-sociaux des informations adaptées et des méthodes éducatives.

Le confinement est une période qui voit fleurir des dispositifs de soutien qui devrait perdurer par la suite. Un plus grand élan citoyen trouverait sa force et son origine actuellement. Qui plus est, l’Éducation Nationale étudie des cas particuliers, notamment liés aux enfants autistes afin de trouver des solutions idéalement adaptées.

La continuité pédagogique qui opère actuellement devrait se poursuivre après le confinement, quand les écoles ouvriront et quand le rythme habituel de la scolarisation aura repris. Il faudra alors limiter le “décrochage” au maximum et éviter toute forme de rupture sociale.

L’impression 3D peut permettre de belles avancées en matière de solidarité et d’inclusion, et favoriser le progrès ! En période de pandémie, Winsun a utilisé l’impression 3D pour répondre à de nombreux besoins : création de valves pour appareils respiratoires, petites maisons d’isolement, des masques, etc. 

Le défi des hôpitaux pour répondre à toutes les demandes est de rassembler tous les dispositifs respiratoires nécessaires pour soigner les patients atteints du Coronavirus. D’ores et déjà, l’impression 3D peut permettre de remédier à une pénurie de valves pour appareils respiratoires médicaux. L’aspect positif de l’impression 3D, c’est qu’il devient possible de répondre de façon réactive à la demande pour résoudre les problématiques liées à la pénurie de masques et de tous les éléments qui les composent.

Qui plus est, l’impression 3D permet de produire des dispositifs facilement quand les entreprises ont une activité quasiment à l’arrêt, ou totalement. Car effectivement, la 3D permet de tester une petite production. Or il s’avère impossible d’élaborer ses premiers tests à l’échelle industrielle aussi rapidement. 

Pour citer des constructions réalisées en 3D, qui ont été utiles à la collectivité en période de crise liée au Coronavirus : des petites maisons d’isolement ont été imprimées en Chine en deux heures pour les patients mais aussi le personnel hospitalier : Les progrès liés à l’impression 3D concernent l’inclusion, le handicap et bien sûr la santé. C’est ainsi que la technologie de pointe démontre véritablement son utilité !

Google a fait part d’un dispositif nouvellement crée et mis à disposition de tous : le clavier virtuel en braille intégré à Android. Ce clavier est destiné à tous les utilisateurs de smartphone ou de tablette ayant une déficience visuelle.

Les fonctionnalités de l’Android pour tous !

Ce clavier reprend les standards des claviers en braille qui fonctionnent en six points. Compatible avec Android, il s’adapte à partir de la version 5.0. Les versions antérieures ne sont pas prises en charge.

Cela fait plusieurs années que Google travaille sur les options d’accessibilité d’Android afin que les personnes malvoyantes puissent elles-aussi utiliser le système d’exploitation et l’ensemble des services.

Ces options pour les malvoyants intègrent l’énoncé audio-décrit (énoncé à haute voix) des contenus, mais aussi le support technique des claviers sans fil en braille, permettant de rédiger du texte dans Chrome ou dans d’autres applications.

Comment fonctionne ce clavier virtuel en braille ?

Les malvoyants peuvent sélectionner le clavier en braille tactile dans Google Keyboard, option déjà utilisée pour changer de clavier quand l’on souhaite écrire dans une autre langue. Ce clavier peut d’ores et déjà être utilisé, il sera mis à jour progressivement et dévoilera ainsi de nombreuses améliorations techniques !  

Il faut activer ce clavier en utilisant l’option Talkback dans les options de saisie (menu Paramètres, puis Accessibilité, puis TalkBack). Aujourd’hui, le clavier en braille n’est compatible qu’avec la langue anglaise. Il demeure fonctionnel avec d’autres langues… C’est une nouvelle importante pour Google, et pour l’accessibilité numérique ! Il ne reste plus qu’ à le tester !  

En ces temps de confinement, la lecture s’avère être un moyen agréable et efficace d’occuper ses journées. Voyager d’un univers à un autre en ouvrant un roman apportera aux adultes mais aussi aux enfants une belle sérénité. Aussi, cela permettra à la plupart d’éviter de tourner en rond.

Ces moments à rester chez soi sont l’occasion de participer à la 5e édition du Prix de littérature jeunesse organisée par UNICEF (Le Fonds des Nations unies pour l’enfance) qui s’est associé cette année à la Fondation VISIO. Celle-ci agit en faveur de l’inclusion des enfants qui souffrent d’une déficience visuelle. Les enfants malvoyants auront l’accès au vote.

La thématique 2020 est : “Objectif Terre : lisons pour la planète !”. Rendez-vous cet automne 2020 pour connaître les résultats.

Le prix 2020, une année inclusive !

Depuis 2016, le Prix UNICEF de littérature jeunesse sensibilise aux droits de l’enfant par le biais de la lecture et récompense des ouvrages porteurs des valeurs UNICEF. Cette année est parrainée par Christophe Galfard, l’auteur de la trilogie jeunesse à succès « Le Prince des nuages ». Le jury sera constitué des enfants eux-mêmes qui ont jusqu’au 31 aout 2020 pour voter pour leurs livres préférés répartis par catégorie d’âge : 3-5 ans ; 6-8 ans ; 9-12 ans ; 13-15 ans.

Les livres dédiés aux enfants (catégories 3-5 ans et 6-8 ans) en compétition pour le Prix UNICEF de littérature jeunesse 2020 sont audiodécrits.

La source de l’accessibilité du livre : l’audiodescription

Les organisateurs du Prix UNICEF de littérature jeunesse avaient à cœur de rendre l’événement littéraire accessible aux enfants de tous les horizons, y compris ceux qui souffrent de cécité. En aparté:  600 bébés atteints de maladies oculaires considérées graves et handicapantes naissent en France chaque année !

S’associer à la Fondation Visio, qui intervient dans la recherche du développement des moyens d’aide et d’assistance à la mobilité des personnes déficientes visuelles a permis à l’UNICEF d’élaborer des livres audio-décrits véritablement adaptés aux jeunes enfants. Les compétences se sont unies pour favoriser l’ouverture du Prix UNICEF. Quelle avancée !

La littérature jeunesse ouverte aux enfants qui lisent « autrement »

Les enfants qui rencontrent des difficultés à lire pourront ainsi découvrir de jolis récits et s’éveiller à l’écoute de toutes sortes d’histoires. De plus, pour les livres destinés au 6-8 ans, un travail de design sonore a été réalisé. Et ce, pour rendre le contenu encore plus attractif et distrayant. L’audiodescription permet l’accès aux œuvres jeunesse pour tous les enfants.

Cette accessibilité est renforcée par le travail d’un professionnel qui décrit et verbalise les descriptions afin que l’enfant puisse imaginer le contenu du livre.

Les enfants entre 3 et 5 ans ont, en règle générale, emmagasiné 1500 mots (en moyenne). C’est ainsi que le professionnel de l’audiodescription doit composer avec cette contrainte tout en suggérant le contenu du livre, c’est-à-dire en stimulant l’imaginaire de l’enfant par des effets de voix et des intonations.

L’audiodescription rend également compte de l’ambiance du livre, y fait baigner l’enfant pour qu’il puisse lui aussi comprendre le sens et éprouver des émotions. Cette initiative portée par le Prix UNICEF repousse les barrières de l’ignorance pour laisser place à la connaissance du livre et de l’autre.