Près de 120 000 personnes en 2019 se sont rendus au Mondial des Métiers, à la recherche d’une information adaptée et de réponses aux questions : quels métiers, quels débouchés, quelles formations ?

Parmi ces individus, les personnes en situation de handicap, qui représentent un public important concerné par le libre accès à l’emploi.

Les innovations technologiques, le numérique, la mobilité internationale, l’apprentissage seront abordés pendant ces quatre jours. A noter, les principales nouveautés 2020 sont les métiers du lait, la bijouterie, la musique et le notariat.

L’employabilité pour tous

L’employabilité pour tous ? C’est possible. En tous cas, il s’agit de le vouloir et de favoriser les rencontres pour y parvenir. Cela fait déjà 24 ans que le Mondial des Métiers existe. Et ce, grâce au soutien sans relâche de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de la Direccte Auvergne-Rhône-Alpes, de l’Éducation nationale, des réseaux d’Accueil, d’Information et d’Orientation, des chambres consulaires et des organisations professionnelles.

Au mondial des métiers, le libre accès au travail est une problématique pour les exposants, puisque l’emploi des personnes en situation de handicap est légiféré en France. Il est rendu obligatoire, après avoir été un grand sujet de sensibilisation

Un évènement accessible

L’inclusion se joue même dès le franchissement de la porte principale du mondial des métiers. Les exposants du Mondial des Métiers sont très sensibles à l’accueil du public en situation de handicap. Et ce, en partie parce qu’ils y ont été sensibilisés ! En effet, en signant la charte Handi-accueillant, ils se sont engagés à accueillir dans de bonnes conditions toutes les personnes en situation de handicap pour qu’ils puissent s’informer sur les métiers et les formations. L’ADAPT a organisé un espace emploi et handicap qui réservera un bon accueil et pourra conseiller chaque visiteur dans ses recherches

Service numérique fluidifiant l’accès à l’information

Afin de bien se préparer à la visite du Mondial des Métiers, un service a été mis en place API métiers, le service digital du Mondial des Métiers. Ces outils vous permettront : 

– de travailler votre projet professionnel en amont du Mondial des Métiers avec le configurateur métier,

– de préparer votre visite en repérant les stands correspondants aux métiers recherchés,

– d’entrer en relation avec les exposants avant et après le salon.

Tous les secteurs de métiers sont représentés

Ces quatre jours seront consacrés à faire connaître à tous 700 métiers et fonctions de l’agriculture, de l’industrie et des services et de faire un choix éclairé pour son orientation en offrant une immersion concrète dans 67 univers et thématiques professionnels, grâce à 440 exposants représentant tous les types d’entreprises, de l’emploi et de la formation.

A cette occasion, les employeurs recrutent sur des Job dating ou des job board, et des boîtes à cv  auront été installés dans lesquelles chacun pourra déposer sa candidature.

L’édition 2020, les points essentiels

L’édition 2020 du Mondial des Métiers est organisé de manière à promouvoir l’employabilité et pour ce faire, elle a recours à différents outils : l’humain, l’interactif, le digital, etc.

Les organisateurs du mondial ont mis en place une information tenant compte de la diversité des publics. Cette information sera donnée de façon à s’adapter à chacun : adultes et jeunes, étudiants, ou travailleurs expérimentés sur la région Rhône-Alpes et bien au-delà…   

La mise en pratique et en situation par le biais de démonstrations concrètes et interactives sur 27 000 m2 avec des témoignages de professionnels, les conférences et des ateliers ludiques et collaboratifs pour bien se former et s’orienter, des rencontres avec des professionnels de l’économie, de l’orientation et des dirigeants d’entreprise composent une bonne partie du programme !

Cette offre très riche pendant l’évènement demeure accessible les autres jours de l’année avec l’outil en ligne du Mondial des métiers qui offre une information utile à ses visiteurs avant et après l’évènement. Tous ces outils sont à la portée de tous pour favoriser l’employabilité dans tous les secteurs de métiers. Chacun devrait pouvoir trouver son bonheur…  un bonheur adapté à ses goûts !

Une date à retenir pour l’accessibilité des logements des copropriétés : le 20 juin 2020 . N’importe quel copropriétaire d’une résidence ou d’un immeuble pourra se lancer dans des chantiers afin de rendre possible la circulation autonome des personnes en situation de handicap. Et ce, sans attendre l’accord du syndic et le vote de l’assemblée des copropriétaires. 

Le copropriétaire au centre de la décision

Façade de l’immeuble et extérieur pour parvenir à la porte d’entrée et rejoindre son logement pourront faire l’objet de réaménagement, de mise aux normes de l’accessibilité.

Les déficients visuels ou encore les individus en fauteuil roulant pourraient bénéficier de cette nouvelle mesure visant à simplifier les démarches de mise en chantier des logements.

Une plus grande responsabilité pour le copropriétaire

En revanche, les frais des travaux seront à la charge du copropriétaire voulant faire des travaux. Cependant, il pourra avoir recours aux aides financières attribuées par des structures spécialisées comme l’Agence départementale pour l’information sur le logement (ADIL) ou la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Le propriétaire devra toutefois informer le syndic et lui fournir un plan et un déroulé précis des travaux. Aussi, cette mesure prévoit d’accorder une place importante au copropriétaire qui aura eu l’initiative et le projet des travaux, en lui permettant de superviser et de suivre de près leur déroulé.

Le syndic a (encore) le droit à la parole !

Avant cette mesure effective en juin 2020, chaque travaux faisait l’objet d’une analyse et du vote de la copropriété réunie en assemblée. Les projets de chantiers devaient alors satisfaire la majorité des personnes réunies et parfois le syndic refusait leur lancement. Aujourd’hui encore, le syndic aura son avis à donner ! Si certains chantiers sont perçus comme pouvant malmener l’organisation globale de l’immeuble, le syndic peut s’opposer à leur réalisation. Cette mesure est décidée dans un contexte général où la mise en accessibilité des logements retient l’attention du gouvernement, qui entend faciliter la vie quotidienne des individus quand ces-derniers sont chez eux, à leur domicile.

« Osez le musée » ou « Patrimoine pour tous » sont des récompenses attribuées pour féliciter le dynamisme culturel français. Le premier félicite les établissements “engagés dans une politique volontariste et novatrice en direction des personnes en situation d’exclusion ou de vulnérabilité sociale et économique”. “Patrimoine pour tous” honore les démarches remarquables en matière d’accessibilité généralisée pour les personnes en situation de handicap.

Une politique patrimoniale axée « ouverture »

Cela fait plusieurs années que la politique culturelle entraine sur la voie de la diversification des publics, de son élargissement, notamment sur le plan patrimonial, c’est-à-dire celui des musées. L’idée défendue étant celle que chacun peut se rendre dans ces institutions culturelles. Pour ce faire, l’accueil des publics s’améliore, s’ouvre, et des dispositifs sont mis en place pour favoriser cet élan, comme l’illustre la gratuité des musées. “Osez le musée” et “Patrimoine pour tous” sont dans ce contexte-là, des titres qui honorent les démarches inclusives.

Le prix inclusif : Osez le musée

« Osez le musée » en est à sa troisième édition. 5 musées ont été décorés du titre cette année : les musées de la ville de Marseille que l’on compte au nombre de 11 et le musée des Beaux-Arts de Brest qui avec brio : « peut se prévaloir d’un travail durable et d’une grande densité et diversité en direction des publics empêchés et du champ social”.

Ex aequo, le musée au d’art moderne à Céret qui remporte le second prix ainsi que le musée de la céramique à Lezoux (Puy-de-Dôme).

Le premier a su se démarquer en étant dynamique en zone rurale grâce entre autres à une convention signée avec Pôle emploi pour le retour à l’emploi des personnes qui en sont privées.  Quant au second, c’est sur l’exigence de l’accessibilité et le déploiement des solutions dédiées qu’il a réussi à s’ouvrir à d’autres publics. Le troisième prix revient au Palais Fesch-musée des beaux-arts à Ajaccio qui est parvenu grâce à sa politique d’ouverture à faire venir un plus grand nombre de visiteurs cette dernière décennie.

« Patrimoine pour tous », la démarche d’accessibilité félicitée

Ce prix distingue une démarche remarquable en matière « d’accessibilité généralisée pour les personnes en situation de handicap moteur, visuel, auditif ou mental ». Les premiers prix ex aequo reviennent au musée de Pont Aven et à l’Aurignacien à Aurignac (Haute-Garonne), terme qui désigne la période où sont apparus les premiers hommes “anatomiquement modernes” il y a environ 36.000 ans. Le point commun de ces deux musées, c’est qu’ils se sont lancés dans des travaux de rénovation complète et d’adaptation aux normes de l’accessibilité. L’établissement de Pont-Aven a créé au sein de son équipe un comité de pilotage et de consultation unissant les acteurs du handicap tout le long des travaux de rénovation. Aujourd’hui, ce musée redouble d’énergie pour rendre totalement accessible son établissement et généraliser son offre. Le troisième prix revient aux archives municipales de Saint-Brieuc qui s’engage à rendre possible la venue des publics dans son cadre bati en programmant de gros travaux structurels… Les actions s’étoffent et se poursuivent au fil des ans, permettant l’ouverture des musées au plus grand nombre. Surveillons cela de près !

« Autonomic », le salon de référence des acteurs du handicap, grand-âge et du maintien à domicile s’est installé à Lille en novembre dernier. La prochaine édition se déroulera à Bordeaux, le 25 et 26 mars 2020 au Parc des Expositions. Ce salon couvre sept autres villes françaises : Paris, Bordeaux, Marseille, Nancy, Toulouse, Lyon et enfin Rennes. Quid des nouvelles idées et produits vus à Lille ?

Focus sur quelques dispositifs remarquables…

Des sociétés leaders sur le marché de l’accessibilité ont présenté leurs dispositifs adaptés au handicap. Ces objets, produits et solutions représentent des moyens nécessaires et utiles qui permettent d’améliorer la qualité de vie des personnes en perte de mobilité : fauteuils roulants, dispositifs sonores, véhicules adaptés, aménagement de la cuisine (Amr Concept), aides techniques personnels ou à installer dans les Établissement Recevant du Public et sur l’espace public, mutuelles, assurances, ont été présentés aux professionnels du secteur, aux personnes à mobilité réduite et aux proches des personnes handicapées.

Parmi ces solutions, la Peugeot Rifter Haccess lancée en 2019 s’est imposée comme une valeur sûre pour les transports des personnes en fauteuil roulant. Avec ses sièges pivotants en option, elle offre une capacité de 6 ou 7 places.

De même, les fauteuils roulants innovants tel Q6 EDGE 3.0 par Pride Mobility qui profitent de l’élévateur d’assise level de 30 cm (de série), de la bascule d’assise électrique 50°et d’un dossier biomécanique pour plus de confort et de performance…   

Un système de commande oculaire I SERIES par TOBII DYNAVOX permet l’exploitation du potentiel de chacun grâce à la communication, l’accès à l’ordinateur et le contrôle d’environnement par le regard. Quant à Raptor, ce dispositif de propulsion électrique, il possède des capacités fonctionnelles telles que la marche arrière, le couple élevé du moteur (etc.).

La vie adaptée, le quotidien « autrement »

Les associations ont pour l’occasion bénéficier d’un espace de parole pour expliquer leurs actions de sensibilisation mais aussi leurs initiatives pour aider au déploiement d’une société plus adaptée : A ce titre, nous remarquons le travail assidu de AccessiJeux, une association qui adapte les jeux de société modernes pour les rendre accessibles aux personnes mal et non-voyantes.

Le sport bien entendu est un des leviers de socialisation et d’épanouissement des personnes à mobilité réduite par le biais notamment de la réappropriation du corps, et de l’exploitation de ses capacités. Résilience, challenge et dépassement de soi peuvent être des objectifs atteints grâce à la discipline sportive. Les associations « handisport » œuvrent avec brio depuis 1954. Grâce au sport, les limites s’effacent et les frontières aussi, grâce à l’effort, au plaisir et à la volonté.

Il en est de même pour les loisirs qui permettent la détente, le divertissement et le rire, ce-dernier allégeant la vie du poids de l’ennuie et de la douleur d’être en apparence « différent ».

Sans occulter le tourisme, domaine qui voit s’épanouir de nombreuses solutions : plateformes collaboratives où des logements adaptés sont proposés à la location ou encore « Tour Operator » incluant au programme du voyage, les contraintes propres à la perte de mobilité des individus : bus locomotions et hôtels adaptés, visites de sites touristiques accessibles en fauteuil roulant, musées accessibles aux malentendants, sourds et non-voyants (etc.). Toutes ces initiatives témoignent des efforts menés pour que la vie des personnes en situation de handicap puisse ressembler à celle des autres personnes même si elle doit nécessairement être organisée « autrement ».

Par ailleurs, ce salon a été le point de rencontres des acteurs du monde du handicap et d’un public d’intéressés qui ensemble ont pu échanger et se rencontrer. Et d’ailleurs, des animations artistiques et culturelles, des démonstrations et des animations sportives, des conférences, des forums, et des débats ont favorisé cela, tout en stimulant les synergies entre les différents visiteurs.

Innover pour que le quotidien de chacun s’améliore

Le salon a également permis de découvrir des innovations intéressantes tant du point de vue de leur design que de leur technologie : borne sonore, plateformes collaboratives en ligne.

Ces outils permettent de considérer l’objet même du « dispositif » comme étant ludique, beau, décoratif ! Quant aux sites internet, ils offrent plus de perspectives de vie et de possibilités de rencontres aux personnes à mobilité réduite notamment grâce aux voyages.  

Parmi ces innovations, nous retenons donc la borne colorée SmartEar destinée à la sécurité et au confort des malentendants : Dans une déclinaison de couleurs vives et lumineuses, cet objet aux lignes courbées et modernes affiche un style épuré qui se fond dans la décoration et surtout s’y adapte.  Ainsi, on en oublie l’aspect purement fonctionnel et utile, voire même peu séduisant du dispositif en lui-même, au profit de sa place dans le décor et l’espace.

Ce type d’innovation est le résultat du travail des ingénieurs et designers des bureau des études qui s’appliquent à associer aux contraintes « ergonomie », « fonctionnalité », une touche d’originalité agréable et moins ennuyeuse.

L’ensemble de ces acteurs, professionnels du salon favorisent l’émergence de nouvelles idées, des créations inspirées et des aides plus humaines et attractives. Ensemble, elles améliorent le quotidien de tous et la perception de chacun au sujet de l’invalidité et de la déficience.