Dans les Bati existants, les gestionnaires des erp doivent prévoir un dispositif de transport qui permet d’accéder aux étages, entre autres. Cela fait partie des exigences de mise en place d’équipements adaptés prévue par des réglementations strictes ; celles-ci découlent de la loi Handicap du 11 février 2005.

Aussi, les particuliers qui hébergent des personnes à mobilité réduite ou bien les personnes vieillissantes qui vivent chez elles, ou encore les individus souhaitant s’offrir le luxe du grand confort ont souvent recours à l’achat d’un élévateur ou d’un ascenseur qu’ils désirent installer chez eux. 

L’élévateur semble souvent être la meilleure solution, la plus fiable en terme de sécurité, la plus simple d’installation et surtout la moins onéreuse, à n’en pas douter.  

L’Élévateur, pourquoi, pour qui ?

C’est un appareil utilisé pour transporter des individus verticalement ou sur des fortes pentes. Dans le contexte de la mise en accessibilité de votre ERP, un élévateur conforme aux normes prescrites dans l’article 7.2 de l’arrêté du 8 décembre 2014 peut aider au transport des individus en fauteuil roulant.
Dans le cadre de la mise en accessibilité de votre ERP, Il permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder aux lieux élevés, en y étant transportés et, en contournant les barrières architecturales. En bref, c’est un dispositif qui s’adapte aisément à la structure de votre ERP existant. Hydrauliques, translatant ou invisibles, ce sont des solutions à déployer aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, dans les bâti anciens et les bâtis neufs, sans distinguo.

Dans un Erp, un Iop, à domicile, que l’on soit gestionnaire d’établissement ou particulier, il est important de bien considérer les deux options qui s’offrent à vous pour ne pas commettre de bévue et choisir le dispositif le plus approprié… Élévateur ou ascenseur ?

L’élévateur : ses 4 meilleurs avantages

Des travaux plus légers que ceux prévus pour les ascenseurs :

Les plateformes élévatrices ont un avantage primordial : elles ne nécessitent pas de lourds travaux contrairement aux ascenseurs classiques. Cela est en partie lié au fait qu’elles n’ont pas besoin de s’ancrer beaucoup dans la structure de la bâtisse. Les murs et la fosse n’ont pas besoin d’être très résistant. Aussi les élévateurs n’utilisent pas un grand nombre de points d’attache. De même, la fixation peut être réalisée à 4 mètres du sol.

L’économie d’énergie :

Faciles à manipuler, simples à installer grâce à leur légèreté, les élévateurs dépensent en outre, peu d’énergie en comparaison à celle utilisée par les ascenseurs.

Le gain d’espace :

Aussi, les élévateurs se fondent dans le bâtiment harmonieusement. Il n’est pas nécessaire de livrer de gros efforts de mise en chantier et préalablement à cela, que l’on s’adonne à une réflexion longue sur l’organisation architecturale des lieux au sein desquels l’élévateur prendra place. Qu’il s’agisse de la cage d’ascenseur, de la fosse de sécurité ou de l’espace machinerie, l’ascenseur est encombrant contrairement à l’élévateur.

Un coût plus faible :

Surtout, du fait qu’ils sont manipulables facilement, le temps d’installation est court et par conséquent la mise en place de l’élévateur vous coûtera moins cher que celle d’un ascenseur classique. De même pour ce qui est des coûts de service et d’entretien, il ne représente pas un lourd investissement financier. C’est grâce sa grande fiabilité, que l’on doit aux qualités reconnues de la technologie de pointe, qu’il fonctionne tout en se faisant oublier : Les efforts relatifs à la maintenance sont moindres (en comparaison avec ceux qu’il faut déployer pour les ascenseurs).

Ainsi, le coût d’installation d’une plateforme est plus faible que celui d’un ascenseur. En pourcentage, il représente une portion équivalente à 70% à celui d’un ascenseur.

*Rappel de la loi :

  1. 4. Un appareil élévateur vertical peut être installé à la place d’un ascenseur, dans les cas suivants :

L’établissement est situé́ dans une zone où un plan de prévention du risque inondation, tel que prévu par le code de l’environnement ou la topographie du terrain ne permet pas l’aménagement d’un cheminement accessible ou ne garantit pas l’accessibilité́ de l’entrée de l’établissement ;

A l’intérieur d’un établissement situé dans un cadre bâti existant.

4.1. Le choix du type de matériel se fait en fonction de la hauteur de course :

  1. un appareil élévateur vertical avec nacelle et sans gaine peut être installé jusqu’à une hauteur de 0,50 m ;
  2. Un appareil élévateur vertical avec nacelle, gaine et portillon peut être installé jusqu’à une hauteur de 1,20 m ;
  3. un appareil élévateur vertical avec gaine fermée et avec porte peut être installé jusqu’à une hauteur de 3,20 m.
    Un appareil élévateur satisfait aux règles de sécurité́ en vigueur. Notamment, un dispositif de protection empêche l’accès sous un appareil sans gaine lorsque celui-ci est en position haute.

4.2. Un appareil élévateur vertical respecte les caractéristiques minimales suivantes :

  1. la plate-forme élévatrice a une dimension utile minimale de 0,90 m × 1,40 m dans le cas d’un service simple ou opposé ou et de 1,10 m × 1,40 m dans le cas d’un service en angle ;
  2. la plate-forme élévatrice peut soulever une charge de 250 kg/m2 correspondant à une masse de 315 kg pour une plate-forme de dimension 0,90 m × 1,40 m. de l’arrêté du 8 décembre 2014 fixant les dispositions prises pour l’application des articles R. 111-19-7 à R.111-19-11 du code de la construction et de l’habitation et de l’article 14 du décret 2006 555 relatives à l’accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public situés dans un cadre bati existant et des installations ouvertes au public ».



« Afin de n’exclure personne, le web doit se rendre plus accessible » explique Florence Tagger, directrice de la Fab Design, centre développant les applications digitales SNCF (applis mobiles, sites web, interfaces digitales…). C’est également en considérant chaque besoin et les habitudes des utilisateurs du site que la Fab design a trouvé des solutions fiables pour rendre ses interfaces accessibles aux handicapés.

L’accessibilité numérique est essentielle sur un plan éthique : elle découle de ce que dicte la loi Raffarin (2005), laquelle promulgue la liberté d’accès et l’égalité des chances face à la communication (également).

Pour la SNCF, l’accessibilité numérique est loin d’être une démarche relayée au dernier rang des priorités : En 2006, les premières initiatives voient le jour avec la création des sites Web Ter. Le 1er décembre 2016, SNCF s’engage à accroitre la portée des sites et des applications du Groupe avec la signature du Pacte pour la promotion de l’accessibilité numérique.

Cette date marque par ailleurs une étape clé : la refonte du site SNCF.com. Et, cela, après deux ans de travail, des échanges d’idées et l’investissement de designers et développeurs formés à l’accessibilité numérique.

SNCF est l’un des premiers grands groupes français à bénéficier d’une labellisation pour le site SNCF.COM. Les informations livrées aux voyageurs, les informations institutionnelles du groupe sont rendues accessibles. Ce label est fort de sens et de valeur : il témoigne de l’engagement du groupe en matière d’accessibilité numérique et qui plus est, salue le travail des équipes mobilisées.

SNCF se démarque également avec « mon assistant visuel » ou encore par la publication du Livre Blanc, un guide d’initiation à l’accessibilité numérique.  

C’est pour récompenser les initiatives et les démarches des entreprises, que les trophées Lumière de l’Entreprise Inclusive ont été créés. Cette année, ils auront lieu le 18 juin 2019 à Lyon.  

Cet évènement est l’occasion de découvrir et d’encourager les actions menées qui permettent aux individus handicapés d’avoir une activité professionnelle, comme le promeut la Convention relative aux droits des personnes handicapées (article 27). Cet évènement se déroule en parallèle du colloque porté par l’Université Lumière Lyon 2, l’EA Éducation Cultures Politiques, et le collectif Reliance : « l’handicap au cinéma : images, visages, usages ». Ces trophées ont été créés par Charles Gardou, Professeur à L’université Lumière Lyon 2, grâce au soutien de son équipe et des étudiants du master Référent Handicap et de nombreux partenaires.

La ville d’Évreux a été primée cette année lors des Access City Awards 2019. Ce prix récompense les villes les plus adaptées, grâce aux efforts déployés par les élus pour rendre leurs municipalités accessibles à tous, y compris aux handicapés. 

Ces Awards encouragent l’égalité d’accès à la vie urbaine pour les personnes en situation de handicap et permettent aux autorités locales de promouvoir leurs pratiques.

Belle récompense en matière d’accessibilité, ce prix des Access City Awards 2019 est le 2décerné. Il est remis par la Commission européenne. Évreux succède à Lyon qui avait remporté le 1er prix en 2018.

Effectivement, Évreux se démarque des autres villes françaises en matière d’accessibilité. Qu’il s’agisse du transport, des services mis à disposition du public, des aménagements des espaces, etc.

Dès 2014, la commune initie le plan “Grenelle Handicap Évreux Normandie” afin de rendre le quotidien de l’ensemble de ses citoyens plus agréable. Depuis, l’organisation urbaine a changé, la ville offre aujourd’hui un accès libre et sécurisé à un maximum d’équipements utilisables par l’ensemble des riverains, handicapés ou pas.

De même, le Grenelle du Handicap prévoit de sensibiliser et de réfléchir aux thèmes suivants : les enfants et les adolescents handicapés, l’accès aux loisirs et à la culture, la mise en accessibilité des ERP municipaux, la formation professionnelle, l’inclusion dans un logement adapté. Ces pistes de réflexion ouvriront la voie à d’autres actions, entrainant Evreux plus loin encore dans ses démarches de mise en accessibilité.

Francine Maragliano, adjointe au maire, en charge de l’accessibilité et des personnes en situation de handicap de la ville d’Évreux a déclaré « Ce trophée est plus que jamais le point de départ d’une action toujours plus forte ».

C’est à Paris que l’Union Nationale des Entreprises Adaptées se réunit : Table ronde, ateliers et rencontres viendront animer ces deux journées ! Les entreprises adaptées (EA) représentent un levier d’inclusion important. Et, elles demeurent un enjeu essentiel pour l’accessibilité.

Le colloque de l’UNEA se tiendra à Paris les 6 et 7 juin prochain. A cette occasion, le modèle des entreprises adaptées sera analysé. L’un des enjeux principaux demeure la lutte contre le chômage des personnes handicapées. Afin de mener à bien cette réflexion, des questions seront soulevées :  comment (re)penser l’écosystème ? Comment le dynamiser ? Quels sont les meilleurs outils à mettre à disposition des entreprises pour mener à bien l’inclusion des personnes en situation de handicap dans les entreprises.

Ce débat d’envergure nationale évoque également un sujet incontournable : le rôle de l’Europe et bien sûr, la stratégie européenne inclusive des personnes en situation de handicap pour la période 2020-2030.

Informations pratiques : Jeudi 6 et vendredi 7 juin 2019 : Colloque de l’Union Nationale des Entreprises Adaptées (UNEA), « Une nouvelle dynamique pour l’emploi des personnes en situation de handicap ». COLLOQUE 2019 ancien siège de la Croix-Rouge française 98 rue Didot, 75014 Paris

Rendez-vous le mercredi 5 juin ! La journée sera intégralement consacrée à la recherche sur l’accessibilité et l’accueil des publics en situation de handicap dans les musées. Ce rendez-vous fixé par l’association Métis, groupe de jeunes chercheurs et de professionnels de musées, aura lieu à la Maison de la Recherche de L’université Sorbonne nouvelle.

Parler d’accessibilité revient à dialoguer sur l’inclusion de tous aux établissements recevant du public. C’est ainsi que chacun, homme ou femme, handicapé ou non peut fréquenter les mêmes lieux, s’y rencontrer, s’y unir et surtout recevoir les mêmes prestations, sans aucune discrimination.

Cette journée de recherche permettra d’ouvrir la réflexion et de soulever des problèmes en vue d’apporter des solutions pouvant faire progresser l’accessibilité et donc, l’inclusion sociale : comment le musée peut-il agir en faveur de l’accessibilité des handicapés ? Le doit-il ? Et quels sont les outils à sa disposition ? Dans ce contexte de réflexion, penser l’accessibilité et élargir son potentiel revient à redéfinir la notion de handicap.

Finalement, dialoguer et agir sur l’accessibilité dans une entité culturelle sont d’autant plus importants que ce lieu patrimonial est notamment destiné à ouvrir des horizons et à intégrer les personnes qui vivent en marge des normes sociales dominantes.

Informations pratiques : Mercredi 5 juin 2019. A la Maison de la Recherche de l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris. La journée est organisée en partenariat avec Tactile Studio. L’inscription est obligatoire (nombre de places limité).

Le comité interministériel du handicap est un rendez-vous annuel, qui rassemble sous la présidence du Premier ministre les membres du gouvernement. Ainsi, ses représentants évaluent et définissent ensemble les actions à mener concernant l’intégration des handicapés au sein de la société.  Le CIH 2018 a été inauguré le 25 octobre dernier en présence de Sophie Cluzel, Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre chargée des personnes handicapées. A cette occasion le plan d’actions pour 2019 a été précisé. Le constat est relativement positif concernant les actions menées en 2017/2018 pour lutter contre les discriminations et l’exclusion des personnes en situation de handicap. Néanmoins, le plan 2019 prévoit de poursuivre cette trajectoire car la marge de progression demeure importante.

Pour y parvenir, 5 priorités ont été établies pour l’année 2019 :

  1. Simplifier les démarches administratives pour les handicapés
  2. Scolariser et consolider le programme École Inclusive
  3. Accompagner à l’emploi
  4. Accéder aux soins plus facilement
  5. Participer aux nouvelles technologies des personnes handicapées et ainsi leur faire gagner de l’autonomie.
  1. Simplifier les démarches administratives pour les handicapés

Le gouvernement s’engage à simplifier les tâches administratives pour faciliter les démarches des handicapés, notamment en leur permettant de bénéficier de droits à vie. Pour ce faire, ils n’auront plus qu’à déclarer une seule fois leur handicap.

C’est un gain de temps considérable pour les concernés et les aidants. Cela l’est aussi pour les maisons départementales des personnes handicapées qui pourront libérer de leur temps afin de le consacrer à leurs usagers.

Ils seront ainsi en mesure de s’adonner à d’autres tâches relatives à leur intégration, les conseiller et les accompagner.

2. La scolarisation et ainsi la consolidation du programme École Inclusive

L’inclusion se joue dès le plus jeune âge. Partant de ce constat, le gouvernement a fait de la scolarisation des enfants atteints d’un handicap une grande priorité pour l’année 2017. Les chantiers ouverts dans le cadre du programme présenté le 3 décembre 2017 vont se poursuivre et s’intensifier en 2018 et 2019.

3. L’emploi

Concernant l’emploi, l’action à mener est de revaloriser et de remettre au goût du jour l’offre des services destinée à obtenir un emploi et à construire une carrière professionnelle. Pour cela, il semble nécessaire de continuer à accompagner les travailleurs handicapés dans leurs démarches : trouver un poste, prendre fonction, s’y épanouir. Des dispositions sont à prendre pour accompagner les employeurs à ce niveau.

4. L’accès facilité aux soins

Il s’agit de mettre en place une garantie sécurisante pour les soins, c’est à dire une rétribution financière, grâce à la prise en charge par une complémentarité santé. Ces dispositions témoignent de la volonté affirmée de lutter contre la pauvreté des personnes handicapées.

5. Accéder à l’autonomie des personnes avec les nouvelles technologies

Les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle sont des sources précieuses qui peuvent aider à favoriser l’insertion sociale. C’est ainsi que l’idée est née de mettre en lien les start-up, les développeurs et les personnes en situation de handicap pour qu’ensemble ils puissent évaluer les nouvelles inventions créées pour faciliter la vie des handicapés. Ils testeront ces nouveaux dispositifs, nés de l’intelligence artificielle pour s’assurer de leur fonctionnement et de leur utilité.

En outre, assurer la prise en charge financière, remettre sur le marché les dispositifs lorsqu’ils ne sont plus utilisés pour que d’autres personnes handicapées puissent s’en servir, seront confiés aux différents ministères concernés.  

Le jeudi 6 juin, les intervenants du colloque organisé à Rennes sur la mobilité des ainés parleront des différents enjeux du vieillissement, des problèmes rencontrés en ville et en milieu rural par ceux qui ne sont pas aptes à se déplacer et plus largement à vivre de façon autonome.

Conférences, tables rondes et témoignages d’ainés alimenteront les échanges et permettront de faire un point sur les différents enjeux de la vieillesse. Qu’il s’agisse de se déplacer, de voyager, de circuler à vélo, d’utiliser les transports en commun ou de conduire, les questions de la capacité et de l’autonomie se posent. Afin de cerner les différents problèmes rencontrés par les ainés lors de leurs déplacements, il semble nécessaire de sensibiliser aux incidences du vieillissement.

Au programme : les enjeux démographiques, médico-sociaux, géographiques et politiques ; les préoccupations majeures exprimées par les aînés en milieu urbain ou rural ; les déplacements à pied ; l’aménagement et l’accessibilité des espaces publics ; les transports en commun ; la conduite automobile.

Inscription avant le 24 mai COLLOQUE mobilités des aînés Mobilités et déplacements des aînés : comment mieux prendre en compte l’avancée en âge ? Jeudi 6 juin 2019 de 8 h 30 à 16 h 30 hôtel de rennes métropole Programme et inscriptions sur https://metropole.rennes.fr/evenements. Gratuit et ouvert à tous :  professionnels (des mobilités, de l’aménagement urbain, du numérique, du médico-social…) élus et services des collectivités locales, habitants dont aînés et aidants, associations, étudiants, enseignants…

Cliquez ici pour découvrir le programme

Le Grenelle Droit et Handicap organisé par le Conseil national des barreaux des avocats, se déroulera à la maison de la mutualité (5e arrondissement à Paris) le 28 juin 2019. C’est une date importante, à ne pas manquer.

Cet événement est organisé sous le haut patronage du Défenseur des droits en partenariat avec l’association Droit pluriel, le Conseil national consultatif des personnes handicapées et la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains).

Le programme foisonne de sujets incontournables concernant l’accessibilité, l’adaptabilité et le droit des personnes en situation de handicap. Seront abordés les enjeux et les freins dans l’accès universel à la justice. Aussi, l’évènement « expérimenter le handicap dans son corps » entend sensibiliser au sujet du handicap via un parcours et des expositions artistiques.

4 ateliers de réflexion aideront à favoriser les échanges et le débat (l’accessibilité et le handicap, la diversité du handicap et la formation des professionnels du droit, les spécificités du contentieux en matière de handicap et le traitement des violences envers les personnes handicapées).

La participation au grenelle est gratuite dans la limite des places disponibles.

Infos pratiques

Grenelle Droit et Handicap- Organisé par le Conseil national des barreaux- MAISON DE LA MUTUALITÉ-

24 rue Saint-Victor

75005 Paris

De 9H à 16H30

Le 11 février 2005 est une date clé qui marque un événement majeur : Jean-Pierre Raffarin a promulgué la loi Handicap. Cette loi entend favoriser l’accès pour tous et l’égalité des droits et des chances. La loi Handicap fête cette année ses 14 ans. A cette occasion le 11 février 2019, le Défenseur des droits (République Française) et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie ont signé un partenariat majeur, nouvelle pierre à l’édifice français en matière d’accessibilité.

Une coopération officielle

En 2017 et 2018, le handicap était le premier motif de saisine du Défenseur des droits en matière de discriminations.

Au fil des années, des mesures sont prises pour faire reculer les discriminations et ainsi améliorer le cadre de vie des personnes handicapées et du statut qui leur est réservé sur le territoire national. Ces dispositions témoignent d’une prise de conscience collective, voire même républicaine.

L’illustre la formalisation de la coopération (déjà existante depuis plusieurs années) entre Le Défenseur des Droits de la République Française et la Caisse nationale de solidarité :

Les deux institutions s’engagent en signant un partenariat. Ils ont effectivement depuis longtemps une ambition commune : favoriser l’accès aux droits et à l’égalité de traitement des personnes handicapées ou de celles qui peu à peu perdent leur autonomie, souvent à cause de leur âge avancé.

Des actions menées main dans la main

Leurs principales actions, grâce à leurs compétences mutualisées (les deux entités restent néanmoins indépendantes) seront :       

  • La mise en place des dispositifs pour optimiser le traitement des réclamations individuelles.
  • La mutualisation de leurs expertises afin d’améliorer la fluidité des échanges d’informations concernant notamment les évolutions législatives, règlementaires ou les reformes en cours.
  • Leurs concours mutuels dans le cadre de formations organisées à destination de leurs agents, personnels ou professionnels de leurs réseaux.
  • La collaboration en faveur de l’accès aux droits des personnes âgées et des personnes handicapées (ou en perte d’autonomie) sur tout le territoire français ; et cela en respectant les grand fondamentaux de la Convention des Nations-Unies relatives aux droits des personnes handicapées (CIDPH).

Pour rappel, signé le 11 février 2019, date anniversaire clé (14 ans après la loi Handicap de Jean-Pierre Raffarin), ce partenariat a lieu dans un contexte où l’inclusion des individus handicapés au sein de la société française est considéré comme une action prioritaire à mener sur tous les fronts.

Ainsi, cette date symbolique marque un tournant, celui d’unir deux entités qui agissent sur deux fronts mais en vue du même objectif.

Aujourd’hui, les questions du grand âge et celle de la perte d’autonomie sont très souvent soulevées dans le cadre de réflexions transversales (sport, travail, soin…), ce qui témoigne de la volonté de poursuivre une politique d’inclusion en faveur des individus handicapés.