Rencontre avec Alexandre Gilles

Mydl Alexandre portrait BW

Bonjour Alexandre, peux-tu te présenter à nous :

Bonjour, je suis Alexandre Gilles, conducteur de travaux au sein de la société Myd’L, je m’occupe donc de tout ce qui est gestion des chantiers extérieurs, réunion de chantier et les réceptions de chantier.

 

Peux-tu nous expliquer comment tu es arrivé jusqu’au secteur de l’accessibilité :

J’ai à la sortie de mes études été programmeur dans une tôlerie pendant quatre ans, c’est d’ailleurs par ce biais que j’ai rencontré pour la première fois Monsieur P. Belman, une rencontre qui m’a marqué car j’ai tout de suite voulu travailler au sein de sa société.

Je suis arrivé au sein de la société Myd’L au poste de responsable de l’atelier et j’ai aussi pu intégrer le Bureau d’Etudes, après deux années dans la société, j’ai été promu Conducteur des Travaux.

Ce secteur de l’accessibilité a été une découverte à ma prise de poste mais j’avais déjà une réelle envie, de nombreux projets en tête pour ce domaine si spécialisé qu’est l’accessibilité. Je désirais vraiment, après ma rencontre avec notre président faire partie de ce projet, de cette équipe qui quotidiennement travaille pour trouver des solutions pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap.

 

 

Quel a été ton parcours avant ta prise de poste au sein de la société Myd’L ?

J’ai passé un Baccalauréat Professionnel en Productique, c’est-à-dire la production de pièces sur des machines outils ; parcours qui à la base ne me prédestinait pas à travailler dans le secteur de l’accessibilité ; mais, le hasard étant bien fait, j’ai travaillé sur des plans de rampes d’accessibilité c’est comme cela que j’ai eu le déclic et l’envie de travailler pour la société Myd’L.

 

Peux-tu nous raconter ta journée type chez Myd’L :

Ma journée type commence par une réunion de chantier le matin, réunissant tous les corps de métiers, ensuite, je peux effectuer des prises de côtes au cœur de la région dans laquelle je me situe ou tout simplement dans un arrondissement parisien ; il peut aussi y avoir des rendez-vous avec des personnes qui ont besoin de conseils et des meilleurs solutions autour de l’accessibilité, pour finir, je rentre au bureau pour rédiger tout mes rapport, planifier et organiser les prochains chantiers.

 

 

Depuis que tu travailles dans le secteur de l’accessibilité, perçois-tu une évolution du regard de la société vis à vis du handicap ?

Je pense que le regard de la population française change, évolue, mais doucement. Cette évolution demande encore à rentrer dans les mœurs, mais elle a du mal.

Peut être est-ce aussi lié avec la situation économique du pays, pour les petits commerces ce n’est pas forcément évidemment de se rendre accessible, mais c’est aussi pour cela que nous sommes là, pour leur trouver les meilleurs solutions possible.

 

 

Ton regard à toi, comment a-t-il évolué face à cette problématique qu’est aujourd’hui l’accessibilité ?

Pour moi, tout a changé !

Le mot « handicap » était presque un gros mot avant, un mot qui me faisait peur, tout bêtement parce que je ne connaissais pas.

Aujourd’hui, partout où je vais, je regarde si tout est accessible, c’est une déformation professionnelle qui est présente en permanence dans ma vie quotidienne. Quand je vais au restaurant par exemple, je vérifie si il y a une marche à franchir, si la largeur de la porte d’entrée est aux normes pour laisser passer un fauteuil roulant, je vérifie si les toilettes sont elles aussi accessibles pour les personnes à mobilité réduite.

L’accessibilité fait réellement partie de vie, j’ai envie dune société plus accessible, accessible pour tous !

 

 

Ressens-tu auprès des clients cette envie de « mieux vivre ensemble » de créer des espaces publics plus « inclusifs » ?

Malheureusement je ressens encore trop le sentiment de contraintes chez certains propriétaires d’établissement recevant du public, pour leurs mises en accessibilité pour beaucoup d’entre eux c’est d’abord et avant tout une contrainte économique.

Il ne faut pas être pessimiste car ce n’est pas vrai pour tous, et heureusement.

Je rencontre plus de clients qui ont une réelle volonté de se rendre accessible, des clients qui prennent en compte l’importance de rendre nos commerces, notre société plus inclusive.

 

 

Quel est ton plus beau souvenir au sein de la société Myd’L ?

Ce n’est pas un souvenir ou un moment précis, ce qui me vient tout de suite à l’esprit c’est plus la cohésion de groupe que je retrouve toujours ; tous ensemble, par notre passion, notre volonté de changer les choses nous voulons porter notre société.

Même les jours où l’on se dit qu’on ne va pas y arriver, où l’on a envie de baisser les bras, l’équipe est là, on peut se raccrocher à elle est finalement, ensemble, on y arrive toujours.

Nous sommes une petite entreprise mais chaque jour nous faisons de notre mieux pour pouvoir répondre à toutes les personnes / sociétés qui nous contactent.

 

 

Penses-tu que d’ici cinq ans, la société française aura intégré le rôle primordial de l’accessibilité dans notre société ?

J’espère sincèrement que d’ici cinq ans, le combat pour l’accessibilité aura avancé que les mentalités au sein de notre pays auront enfin évoluées, changées et progressées !

 

Si tu pouvais t’adresser à toute la nation française, quel serait ton appel ?

Ne regardez pas les personnes qui sont en fauteuil roulant en leur associant directement le mot « handicap » ; regardez les comme toutes autres personnes et, mettez vous juste une seconde à leur place.

 

Peux-tu nous résumer ton métier au sein de l’entreprise Myd’L en un seul mot ?

Organisateur

 

Peux-tu définir la société Myd’L en un seul mot ?

Une équipe, une famille.